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Abime de Maramoye

Samedi 29 mars 2014 – Rendez-vous en terres varoises pour un week-end spéléo, loin du 06 et de nos cavités boueuses, humides et tortueuses. Rendez-vous non pas en terre totalement inconnu car je me suis déjà rendu sur le plateau de Siou Blanc pour le Signes Trail en 2011 et 2013. Je vais découvrir ou redécouvrir ce petit coin du Var, perdu entre Toulon et Brignoles. 2h de voiture sont nécessaire pour rallier le plateau, recouvert d’une forêt de chênes et de végétation rase. C’est superbe en cette saison où les romarins et le thym commencent à fleurir et dispatcher les odeurs à qui veut bien les ressentir. Depuis Solliès-Toucas, nous nous élevons sur ce superbe plateau qui nous offre entre temps une jolie vue sur la baie de la Ciotat. Nous dépassons de nombreuses citernes qui permettent de lutter contre les incendies, même si des mesures de restriction d’accès sont prises lors de la période estivale. Nous dépassons l’abri des Cuillerets, qui sera aussi notre abri pour la nuit prochaine. Mais avant, nous cherchons l’Abime de Maramoye en bordure sud-est du plateau. Après quelques hésitations, nous trouvons enfin le parking au bord de la piste. Nous nous équipons sous le soleil et prenons la direction de l’Abîme de Maramoye. En surface, nous sommes en présence d’un immense effondrement de 20m de diamètre. Nous équipons en double le gouffre de 25m de profondeur et rejoignons l’entrée découverte en avril 1929, celle qui va nous mener à 120m de profondeur vers le réseau Eole. Le fond du gouffre est tapissé de nombreuses branches tombées depuis la surface. Pour preuve, l’une d’elles tombe alors que nous sommes abrités sous la roche.

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Abime de Maramoye

Première étape, une fracture dans la roche qui permet d’attendre le sommet d’un premier puits après cette première « boite aux lettres » un peu difficile à négocier « à froid ». Nous calons ensuite dans le puits, sans aucune difficulté est arrivons à -69m, au sommet d’une grande pente assez raide, qui est en fait une pente d’éboulis. Une corde en fixe permet de s’assurer et de passer sans encombre cette portion. Là, nous arrivons dans une salle et pouvons évoluer dans un immense espace, un large méandre, qui se sépare : d’un côté, le réseau GSP, la galerie des Excentriques, un peu plus haut et le réseau « Clan Eole », dans lequel nous allons nous engager. Quelques petits puits émaillent la suite, larges espaces aux parois recouvertes de calcite. Nous arrivons ensuite devant la difficulté du jour, une chatière très étroite que nous allons devoir franchir pour continuer notre exploration. Un par un nous nous engageons : l’unique moyen est de passer les bras en avant pour étirer au mieux les épaules et le corps. Nous débouchons dans une petite salle dans laquelle la seule station possible est à croupis. Plus en avant, c’est un nouveau laminoir dans lequel il faut s’engager, également très étroit mais un peu plus long. Nous en resterons là. La raison : la présence de CO2 dans la salle, comme en témoigne un poids nouveau qui vient peser sur notre poitrine. C’est courant à priori ici et le laminoir suivant présente également un taux pouvant être mauvais pour pouruivre en toute sécurité. C’est reparti pour la chatière, même supplice.

Abime de Maramoye

Nous amorçons tranquillement la remontée et serons dehors en moins de temps qu’il n’en fait pour le dire. Le vent s’est levé, le ciel s’est chargé. Nous prolongerons la journée en faisant quelques exercices sur cordes dans l’effondrement qui se prête très bien à l’équipement pour moi, histoire de revoir les nœuds. Les autres feront des conversions, passages de nœuds et décroché d’équipier. Nous plions finalement bagage est allons découvrir l’Abri des Cuillerets, abri sommaire sans eau courante ni électricité. Juste un poêle, une grande table et 5 paillasses à l’étage de cette ancienne bergerie restaurée pour accueillir les randonneurs ou spéléo comme nous. Une rapide collecte de bois avant la nuit, tandis que le berger vient parquer ses bêtes et son Patou à portée de vue de l’abri. Nous préparons le festin qui nous remplira l’estomac dans cette ambiance chaleureuse d’un barbecue dans la cheminée agrémenté d’herbes aromatiques collectées au sortir de la cavité, autour des bougies. Des spéléo varois nous rejoindrons le temps d’échanger avec ces nouvelles connaissances plus que sympathiques. Nous irons surtout pointer l’entrée de l’Aven Thipauganahe, juste après le carrefour des 4 chemins, de cette piste qui traverse le plateau de Siou Blanc.

Tag(s) : #Spéléo
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