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Aven de la Trompe 18-F

Dimanche 22 décembre 2013 – Spéléo avec une sortie à thème : la photo. 2 options : l’Aven de la Bousculade sur le Plateau de Cavillore ou l’Aven de la Trompe sur la commune de Bézaudun. Après une nuit pluvieuse sur la côte, le ciel semble encore assez chargé sur les plateaux de l’arrière-pays. Nous optons pour la Trompe, car la Bousculade risque d’être plus délicate à parcourir aux vues des pluies des jours passés, mais aussi de la marche d’approche, plus longue. On remonte la 202 bis pour monter ensuite au Broc via Carros. Là, plus on s’élève, plus on entre dans le nuage et plus il pleut… Aurait-on mieux fait de rester à l’abri ?! Rapidement, la pluie cesse et nous laisse découvrir une superbe route en lacets passant par Boyon puis Bézaudun. On emprunte ensuite une large piste pendant quelques minutes pour enfin se garer dans une petite clairière avec une vue imprenable sur le Mouton d’Anou (1078m). L’entrée de l’Aven de la Trompe est à peine située à 5min de marche, dans un petit vallon, non loin de la Combe Bonnaud. L’entrée de la cavité 18-F, découverte en 2007 par le Club Martel. Le nom est en fait une référence au surnom du découvreur. Un très beau trou comme nous allons le voir. A l’entrée, sous les ruines, de nombreux blocs masqués l’entrée. Des amarrages posés par le club permettent de sécuriser « un peu » l’entrée de l’aven. On trouve du grillage, des câbles et des étaies. Pas très engageant tout cela au moment d’amorcer la descente. Il y a de la terre : ça glisse beaucoup et provoque des chutes de matière organique.

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Aven de la Trompe 18-F

On entre par une faille assez étroite que l’on descend sur environ 5m et là, bim on tombe directement dans un large P30 : un beau puits, bien large et qui goutte un peu. Bonjour madame la petite chauve-souris. Nous faisons quelques photos : 3 flashs. C’est tout un art que de placer les flashs où il faut pour avoir l’éclairage souhaité. Cela demande un bon coup d’œil et une idée de ce que l’on veut obtenir. La suite du passage se trouve derrière une trémie et un petit entonnoir débouchant sur un puits dans lequel nous n’irons pas. Nous le contournons et passant dans un boyau très étroit dans lequel on frotte beaucoup. Autre particularité du trou : il aspire. Là, on le sent bien dans le boyau, et même très bien. Ce boyau débouche sur une petite salle qui donne directement sur le 1er grand puits de la cavité, le puits Girafe, un P60, complètement verticale, plein vide, en forme de haricot. On descend plein gaz dans ce P60, complètement sec. Le puits d’entrée gouttant pas mal. Le toit de la salle située au bas du puits possède de belles petites concrétions. Un petit ressaut et on arrive en tête d’un immense trou. On rejoint une petite corniche : nous sommes à -100m.

Aven de la Trompe 18-F

Et nous sommes en tête d’un énorme puits qui cale 60m en dessous de nous, mais qui remonte aussi, jusqu’où ? Les parois sont splendides, avec de la calcite striée, des concrétions et aussi des nodules de silex. Nous faisons des photos sous la corniche et filons en bas, dans ce superbe Puits Armageddon qui commence à bien goutter. Heureusement, les équipements en place sont situés sur le versant du puits qui goutte un peu moins. En bas, nous sommes au sec, mais malgré tout humide par la descente. L’aven de la Trompe se termine sur une trémie d’énormes blocs cyclopéens sous lesquels une suite est envisageable, mais après de beaux travaux de désobstruction. La remontée se fait bien, malgré la longueur des puits. Au final, il n’y a que peu de fractionnement et on a vite hâte de sortir du Puits Armageddon, surtout de sa partie inférieure où l’on reçoit pas mal d’eau. Le bruit de l’eau qui ruisselle sur les parois alentours est assez impressionnant. Et là, on repasse les mêmes obstacles qu’à l’aller, bien rodé par un premier passage. On mange à la base du Puits de la Girafe où l’on sent l’aspiration d’air du trou. Nous décidons de repartir rapidement car le courant d’air devient vite désagréable, dans nos combi humides. Le boyau étroit est aussi délicat à négocier au retour qu’à l’aller et on est à peine surpris de se trouver à la base du puits d’entrée qui goutte. La seule partie vraiment désagréable se site au ressaut d’entrée, là où le beau volume du puits se transforme en faille avec un revêtement de terre humide sur le sol. On doit passer de profil tout en essayant de monter. C’est un peu chiant, mais on est content de retrouver la surface alors que la brume envahie les Bois du Chier. Un rapide débrief des photos, on se change ! Ah enfin des vêtements secs et on reprend la piste en sens inverse pour redescendre sur la côte.

Tag(s) : #Spéléo
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