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Trail des Maures 2013

Dimanche 26 mai 2013 – Rendez-vous à Collobrières dans le Var pour une seconde participation au Trail des Maures. Une course de 45km pour 2600m D+ : rien de bien effrayant selon les mots de l’organisation mais un parcours très exigent malgré tout. Les Maures, c’est cette petite chaine de montagne située dans le département du Var, entre Hyères et Fréjus. Départ à 7h derrière l’église du village par un petit 9°C : malgré le soleil qui se lève à peine, la sensation de fraicheur est renforcée par le vent. Depuis 15j, il souffle dans le quart sud-est, empêchant les températures de décoller. Nous sommes 185 à nous élancer sur le grand parcours, avec pour échauffement une petite boucle au sud du village, puis c’est la longue montée vers Notre-Dame-des-Anges (768m). Comme tout au long de la journée, nous alternerons les petits singles monotraces dans le maquis, à flanc de montagne, les petites pistes avec quelques rares portions de pistes forestières. Au sommet, on sait qu’on a déjà effacée une belle difficulté, mais il en reste d’autre. C’est ensuite une longue et rapide descente qui va nous amener au pied du Pic des Sauvettes (780m), point culminant du Massif des Maures. Juste avant le sommet, on passe sur les crêtes où les schistes à pendage vertical rendent la progression aérienne : il faut mettre les mains et avoir le pied sûr ! Mais le panorama est exceptionnel : vue à 360° sur la Grande Bleue au sud et la région de Bormes, le Lavandou, Presqu’île de Giens et par-delà la plaine de l’Argens, on aperçoit les sommets blanchis de l’arc alpin. C’est grandiose, alors qu’autour de nous, ce sont les petites collinettes recouvertes de pins d’Alep et de pins maritimes. Plus bas, nous aurons pu traverser de nombreuses châtaigneraies et voir l’arbre roi des Maures, le chêne liège à son écorce épaisse reconnaissable entre mille. 2 courtes descentes avant les 2 petites montées des sommets de l’Argentières et du Défens. C’est ensuite une longue traversée du Plateau de Treps où on peut admirer la flore locale en pleine effervescence à cette époque de l’année. Partout on trouve la lavande des Maures, mais aussi des cistes, des asphodèles, des genets en fleurs ou même des traces de bruyères à l’approche des crêtes. La descente qui suit est très pentue et rapide, dans le sable d’altération des schistes.

Trail des Maures 2013

Aucun répit durant cette course : quand le chemin ne s’élève pas, il descend et il faut garder toute sa lucidité et être concentré pour ne pas faire d’erreur d’appuis. Il faut être toujours dans la course. Il y a 2 ans, en 2011, une erreur de concentration m’avait coutée une chute sans gravité. On remonte ensuite le Vallon du Lambert qu’on laisse sur notre gauche : l’eau coule fort et est très pure entre de nombreuses petites cascades. Puis c’est la traversée spectaculaire de la petite retenue du Lambert et un ravitaillement (km30) dans un champ verdoyant entouré de collines. La descente qui suit est ensuite très rapide et très technique dans le vallon du Desteu. Je me fais plaisir en envoyant un peu plus. Là, il reste encore 2 côtes aux dénivelés positifs moins importants que les premières, mais avec plus de fatigue. Tranquillement, je monte et accélère progressivement lorsque la pente s’accentue. On arrive enfin au sommet du Laquina, bien entamé. Puis on redescend en tirant droit au nord vers le village de Collobrières, derrière l’Adret de la Malière, dernière difficulté. L’organisateur nous remotive pour la dernière bosse car les jambes sont lourdes et la chaleur devient pesante. On plonge ensuite sur le village où le son de la sono redonne un petit coup de boost dans la descente sous les branches basses et les racines qui dépassent. On débouche de la forêt au niveau de l’église en ruines au-dessus du village. Quelques marches plus bas, c’est la ligne d’arrivée et la délivrance de finir une seconde fois ce trail très exigent couru dans une très belle région.

Au niveau de la course maintenant, j’avais décidé de courir ce trail sans trop forcer. Juste y mettre l’engagement nécessaire pour ne pas mettre en péril mon intégrité physique à 3 semaines de l’ultra du Verdon. Je pars sur un rythme pas trop soutenu : la course est longue et si on part en surrégime, on ne dure pas. La première petite boucle est avalée sans embuche, alors que le peloton commence à s’étirer. Puis ce sont les crêtes de Pamparigouste et la longue montée vers le Sanctuaire de Notre-Dame-des-Anges : plus de 500m de D+ en 4km avant une descente hors-piste menant au 3km d’ascension de la Sauvette avec ses 400m de D+. En haut, on est au km18, loin de la mi-course mais une bonne part du dénivelé est avalée. Là, ce sont de longues portions de crêtes battus par le soleil. Il faut être capable de courir, sur un profil en dents de scie. Pour le moment, j’ai laissé filer quand la pente était trop dure pour ne pas me griller. J’avance à un bon rythme malgré tout. Plus je regarde le profil qui me sépare de la fin plus je me dis que le reste de la course va être dur. Mais je m’accroche revigoré par les descentes techniques, semées de racines, pierres et blocs. Plus c’est technique plus j’y vais et commence à changer de rythme. Je me force à penser à des images positives pour tenir et me remotiver. Ça marche, je me sens bien et envisage de finir malgré les gros morceaux qui restent. Mais au final, je monte bien et descend de façon aérienne les sentiers tirés au couteau dans les terres des Maures. A l’arrivée, je suis content de ma course : belle région, super temps, bonne ambiance et un bon temps malgré tout avec un peu plus de 6h30. Maintenant place au Verdon.

Au moment du départ

Au moment du départ

Tag(s) : #Rando'Trail
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