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Le Lac Vert

Samedi 3 aout 2013 – Nouvelle rando au programme malgré un temps qui risque de se couvrir. Pour le moment, comme la veille, Bagnères est sous les nuages bas, mais la météo prévoit une dissipation de ce voile pour laisser la place au soleil. Nous décidons de monter la vallée du Lys et de monter au Lac Vert à 2001m. Nous nous garons plus en aval de la vallée, le parking habituel ayant été ravagé en même temps que l’auberge. 20min de rab alors que le soleil joue toujours à cache-cache derrière les nuages. Mais le sentier s’élevant rapidement dans une superbe forêt, les bois de Suberlenc, le long de la Hourdade, l’humidité ambiante ne se dissipe pas mais l’ambiance est pour le coup presque mystique. Des champignons poussent de ci de là et les fleurs de montagnes commencent à faire leur apparition. Nous pouvons également plusieurs cascades avant d’arriver à la bifurcation principale de la rando aux cabanes de la Coume. Là, nous sortons de la forêt et partons plein Ouest. Nous approchons du toit de la couverture nuageuse : le ciel bleu fait parfois son apparition lorsque nous arrivons en crête. Les fleurs sont au rendez-vous, nous commençons à voir des gentianes (bleues, violettes et jaunes), des asphodèles, épilobes… A la cabane de Pra Long, nous amorçons la montée à flanc de colline vers le Lac Vert alors que nous avons une première vue sur le Lac Noir que nous surplombons.

Le Lac Vert

Il y a quelques passages délicats vraiment à flancs où une main courante a été posée pour faciliter le passage car les rochers acérés et la présence d’eau ruisselante rendent le passage incertain. Là, nous pouvons voir des trolles. C’est la 3ème fois que j’en vois : une fois dans le Massif du Sancy, l’autre fois dans le Mercantour et à présent ici, dans les Pyrénées. Il y a également de la ciboulette sauvage, des primevères. Bref, c’est très coloré au bord des sentiers. Enfin nous arrivons au Lac Vert. Superbe lac de montagne. Il est situé dans une cuvette alimenté par une cascade venant du lac de barrage du Lac Bleu, 260m plus haut. Le Lac Vert est un lac multilobés aux eaux bleu/vert, entouré de falaises. C’est là que nous mangeons, en surplomb du lac, malgré le soleil toujours timide. Nous sommes malgré tout au-dessus de la couverture nuageuse et pouvons même apercevoir Superbagnères et le Pic de Céciré, dégagés plus au Nord.

Le Lac Vert

Il faut ensuite sortir de cette cuvette pour ensuite déboucher sur les Lacs Graues, aujourd’hui des laquets et ressemblant aujourd’hui à des futures tourbières. Le sentier est a présent descendant et nous ramène à la cabane de Coume alors que le soleil se met à briller un peu plus fort. Aux ruines des cabanes de l’Artigue, nous décidons de faire un petit crochet pour se rendre au gouffre d’Enfer. Nous traversons la conduite forcée et son monte-charge en pleine forêt humide avant d’atteindre enfin le vacarme assourdissant du gouffre d’Enfer. L’eau a ici une puissance ahurissante. Nous montons un peu plus eau en direction de la source de ce Ru, sur un joli pont avec une belle vasque, calme, avant de voir les eaux plonger de près de 70m. Nous regagnons ensuite le fond de la Vallée du Lys par le Bois du Lys Rouge. Dans cette forêt, nous sommes saisis par la multitude et la raideur des talwegs ! Les flancs des montagnes sont très raides et les talwegs d’autant plus profonds. Le sentier débouche sur l’usine de La Pique Supérieure où EDF nous explique la connexion de tous les lacs de montagne du secteur et la nécessité de disposer d’une réserve d’eau qui peut chuter de 1000m en quelques secondes pour porduire de l’électricité : c’est le cas de la conduite derrière nous. Il y a environ 30km de conduites en altitude ramenant l’eau en haut de Pra Long pour la faire chuter ici avec la conduite forcée. Arrivés à proximité de l’auberge, nous ne pouvons que constater l’ampleur des dégâts datant de juin : la route est coupée, arrachée et l’auberge en ruine. Tout un pan de l’édifice manque. Où était hier situé un grand parking, il y a aujourd’hui un champ de galets et de blocs descendus par les torrents gonflés par les pluies diluviennes. Nous regagnons la voiture en longeant la D46a, route coupée suite à un glissement provoqué par les intempéries. Nous voyons que l’eau potable a été rétablie sommairement par la pose d’une nouvelle conduite en bord de route.

Tag(s) : #Pyrénez-vous !
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