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Le Cirque de Gavarnie

Lundi 29 juillet 2013 – Depuis Bagnères-de-Luchon, nous prenons la direction Arreau par le Col de Peyresourde qui est juste après Luchon. On bascule à 1569m, véritable col : passage le plus bas entre 2 montagnes de part et d’autre de la route. On redescend par le Val Louron et on arrive à Arreau où on enchaine directement par l’ascension du Col d’Aspin (1489m). Ces 2 premiers cols sont de jolis petits coins de verdure. Sur les pentes des montagnes, partout des pâturages et des forêts. Les villages sont très charmants, tout en pierre. Puis on arrive dans le pays de Bigorre. A Saint-Marie-de-Campan, on débute une nouvelle ascension de col, celle du Col du Tourmalet, autre monument du Tour de France. La 1ère partie de l’ascension se déroule dans le même environnement que l’Aspin et le Col de Peyresourde : dans un paysage vert. Puis on arrive à la Mongie, où le règne minéral commence. Le passage du col a lieu à 2115m. Là, on plonge sur Barège où la route est barrée : une partie de la ville est détruite par les inondations : le torrent de Bastan a tout emporté, un pont, les berges. Mais c’est après, en allant vers Luz St-Sauveur que les dégâts sont les plus importants, là où travaillent de nombreuses pelles. Des tronçons de la route ont été emportés, d’autres recouvert par des tas de galets charriés par le torrent. Le spectacle est désastreux. Heureusement, la vallée du Gave de Gavarnie, que nous remontons ensuite n’a pas subi autant de dégâts. Nous passons à Gèdre, village depuis lequel nous pouvons apercevoir la Brèche Rolland au détour d’un virage ! La route de ce triptyque du Tour de France se termine au village de Gavarnie, aux portes du Parc National des Pyrénées. Il y a de très nombreuses voitures sur les nombreux parkings à l’entrée du village : le cirque de Gavarnie est classé au patrimoine mondial de l’Unesco, ce qui attire forcément beaucoup de monde. La traversée du village est par ailleurs réservée aux piétons entre 10h et 18h. Nous débutons la rando du jour vers 13h40. Elle doit durer environ 4h selon nos estimations. Nous n’allons pas nous contenter d’un simple aller et retour à la cascade comme l’essentiel majorité des gens venant sur ce site, mais nous allons réaliser une belle boucle nous amenant au cirque glaciaire par le Vallon de Païa et les Bois d’Arribama. Pour sortir du village, nous longeons d’abord le Gave de Gavarnie, torrent descendant des cours d’eau prenant naissance dans le cirque glaciaire, puis nous dépassons le camping La Bergerie. Il est situé à près de 1400m, juste à côté du Pont de Bioule. Après quelques centaines de mètres sur une large piste, nous obliquons à gauche en direction du refuge des Espuguettes pour remonter le Vallon d’Alans. Le sentier devient raide et serpente en sous-bois. Puis vers 1600m, nous partons en direction du Vallon de Pailla. En sortant de la forêt, les flancs de la montagne sont couverts d’iris violets en fleurs. La vue commence également à se dégager avec une vue impressionnante sur la vallée des Pouey Aspé à l’Ouest et sur Gavarnie plein Nord en fond de vallée. On traverse ensuite le torrent de Pailla avant de dépasser un petit refuge au milieu d’une paisible prairie où de nombreux groupes de randonneurs se reposent à l’ombre des arbres en se désaltérant auprès du refuge. Au refuge, nous entrons dans le Parc National des Pyrénées. Là débute une longue descente vers l’Hôtellerie du Girou, point de départ de la partie terminale de la randonnée menant au cirque de Gavarnie et à la grande cascade. D’abord en sous-bois, puis sous les falaises sous lesquelles de multiples petites chutes d’eau viennent nous rafraichir. Ces falaises sont le fruit de l’érosion glaciaire car ces falaises forment la partie basse des différents étages du Cirque de Gavarnie en partie Sud-Est. En plus des iris, il y a quelques gentianes sans tige. Au niveau de l’hôtellerie, c’est un long cordon de marcheurs qui se rendent comme en pèlerinage sous la grande cascade au fond du cirque. La végétation s’efface au profit des rochers sculptés par les glaces, quand enfin, la Grande Cascade apparait ! Un spectacle époustouflant : l’une des plus grandes cascade d’Europe avec ses 423m de haut. Elle prend sa source sous les contreforts du Marboré.

Le Cirque de Gavarnie

Pour nous rapprocher de la chute d’eau et de ce spectacle unique, nous empruntons très vite un pierrier où un sentier plus ou moins large tracé par les milliers de touristes qui s’y rendent chaque année, monte assez sèchement. Nous enjambons plusieurs petits torrents descendant directement des parois du crique. Outre la Grande Cascade, chute d’eau principale alimentant le Gave de Gavarnie, il y a de très nombreuses chutent d’eau, parfois juste quelques filets d’eau. Le cirque est constitué de 3 gradins circulaires, d’une circonférence de 6km. Il s’agit en fait d’une nappe de chevauchement. La hauteur des parois atteint par endroit près de 1500m. C’est sans conteste un paysage unique, splendide qu’on savoure des yeux à chaque instant. Malgré la foule, la montée est plaisante, quand enfin, on arrive quasiment en pied de la cascade. On poursuit la montée jusque sous la chute d’eau où l’eau est comme bruissée. Là, on a une superbe vue sur tout le Gave de Gavarnie vers le village homonyme. Quel que soit l’endroit om nous nous trouvons : à l’entrée du cirque, sous la cascade, au milieu du cirque, le spectacle est saisissant par sa beauté et son originalité géologique. Les calcaires et grès ont été sculptés par les glaces au cours des temps géologiques. Nous amorçons la descente par le même itinéraire qu’à l’aller un peu rafraichit par les brumes de la cascade. Nous effectuons une petite pause sur des rochers disséminés dans le cirque et atteignons à nouveau l’hôtellerie. Là, on emprunte l’itinéraire ramenant le plus directement à Gavarnie, par une large piste le long de laquelle l’essentiel des visiteurs se concentre. Nous évoluons le long du Gave de Gavarnie en alternant les passages en sous-bois et les prairies jusqu’à entrer dans Gavarnie où nous retournons au camping en croisant les doigts pour qu’ils puissent nous accueillir. Le matin au réveil, nous aurons vu sur la grande cascade, qui en cette fin de journée commence à être masquée par des nuages bas qui descendent des cimes. Au fil de temps, c’est même une nappe qui vient entourer l’essentiel du cirque, le rendant quasiment invisible.

Tag(s) : #Pyrénez-vous !
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