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GR5 - Briançon - Lac de Roue

Samedi 10 aout 2013 - je me lève bien tranquillement à 7h30, après une bonne nuit à l’hôtel de Paris. Je prépare mon sac pour la journée en mettant de la nourriture à proximité pour le midi et je remplis les gourdes. Je vais en ville me chercher un sandwich et de quoi prendre le petit déjeuner et je suis fin prêt pour débuter ma traversée sur le GR5, celle qui va me ramener en Haute-Tinée en 5 jours. Je quitte l’hôtel à 8h55 et me retrouve au Pont de Servières (1215m) à 9h00. Le col des Ayes, premier gros morceau de ma traversée est donné après 4h30 de marche, Brunissard à 5h15, de quoi donner le ton pour cette première étape de près de 24km qui doit me faire basculer en vallée de l’Izoard. Après une petite montée le long de la Cerveyrette, le GR5 replonge vers le petit hameau de St-Pancrace dans lequel trône une jolie petite chapelle. Ce hameau est pittoresque avec ces maisons en pierre, typique de l’habitat de la montagne. Là, on démarre l’ascension véritable du col en passant devant la Chapelle St-Laurent, d’abord sur une large piste menant au hameau des Ayes (1715m), où j’arrive à 11h15 où je prends 10min de pause pour remplir ma gourde. Jusque-là, la vallée de Briançon semblait ne jamais vouloir s’éloignée, toujours en toile de fond. Mais aux Ayes, c’est le début de la grande nature. Un petit hameau où les feux de cheminée sont légion. On quitte enfin la piste pour remonter sur un petit sentier le torrent des Ayes. Je prends ma pause déjeuner vers 12h30, à l’altitude de 2200m. Il me reste moins de 300m D+ à gravir. De là, on aperçoit le Col des Ayes, joli passage entre les Pic de Beaudouis et des Calanches. La végétation commence à se raréfier : après le mélézin très fourni, nous sommes en plein alpage, avant un passage de col dans les pierres, comme souvent au-delà de 2400m. Je franchis le Col des Ayes (2477m) à 13h45 après 4h de marche. Déjà un bel effort que cette montée de col depuis Briançon, d’autant que le sac est bien chargé en ce début de traversée avec 5j de repas en autonomie.

GR5 - Briançon - Lac de Roue

Je sais qu’il y a 6km de descente à venir vers Brunissard avant une remontée vers le terme de mon étape au Lac de Roue. Le versant Sud est très sec et rocailleux. On rejoint ensuite une large piste qui nous amène à Brunissard (1760m) : il est 15h05 et ça fait 5h20 que je marche. Il me reste 5km. Je profite du lavoir et de la fontaine pour faire une petite pause, d’autant qu’il fait encore chaud et que le soleil tape fort. Brunissard est un joli petit village, au pied de la descente du Col de l’Izoard et de sa vallée, les maisons sont très fleuries et c’est un beau lieu pour faire une pause. Certains randonneurs du GR5 y font d’ailleurs étape. Le GR5 longe la route jusqu’au Chalp (1685m) où on attaque la remontée vers le Lac de Roue.

GR5 - Briançon - Lac de Roue

Là, on passe au-dessus d’Arvieux dans une jolie forêt, peuplée de mélèzes évidement, de nombreuses campanules et de primevères roses. Arrivé au lieu-dit Les Maison, je ressens un gros coup de fatigue. Heureusement, je suis proche de la destination. Cette remontée sèche m’a cassé, malgré une alternance de légère descente et remontée courte sur la fin. J’arrive enfin au Lac de Roue (1850m) : c’est la que je vais établir mo, bivouac. Je fais le tour du lac pour trouver le meilleur emplacement pour poser ma tente. Le lac est dans le mélézin, bien ombragé. C’est une jolie petite réserve d’eau. Le GR trace ensuite plein Est vers Châyeau-Queyras. Je trouve une terrasse qui sera parfaite pour cette nuit, en extrémité Sud du Lac, une petite clairière entourée de mélèzes, avec vue sur le lac évidement. Bilan de la 1ère journée : 24km, 1730m D+ et 1110m D- en 7h00. Belle grosse journée pour débuter, avec une ascension vers le Lac de Roue qui m’a séché. Maintenant, bien se reposer pour repartir frais le lendemain matin pour la seconde étape. Je monte la tente vers 18h45 alors que quelques tentes commencent à pousser de-ci de là autour du lac : au moins, je ne serais pas seul, puis c’est l’heure de préparer le repas. Tout est étalé autour de mon emplacement, car le sac est peu grand quand il faut y chercher quelque chose. Je suis bien, là tout seul à profiter du moment présent, sans me soucier d’autre chose que de l’instant présent. Je potasse un peu le topo du lendemain et me couche vers 21h30 alors que la nuit tombe.

Tag(s) : #Rando Alpes
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