Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Dôme de Barrot (2136m)

Dimanche 23 juin 2013 – Départ et arrivée du petit village d’Auvare niché dans les marno-calcaires du Haut-Var. Il nous fait 2h40 (pauses comprises) pour rallier le sommet du Dôme de Barrot (2136m), cime du jour, entre Cians à l’Est, Daluis à l’Ouest et Var au Sud. Une bonne partie de la randonnée se déroule au sein d’une remontée de roches très anciennes, ensuite décapées par l’érosion : les pélites du Permien (datant de la fin de l’Ere Primaire), fameuses roches rouges, très vieux sédiments. Ces roches vont nous occasionner un réel dépaysement, comme à chaque rendez-vous dans le Cians ou les gorges de Daluis, taillées par le Var. 250m d’ascension sous un soleil de plomb sont nécessaire pour atteindre la Baisse de Fleirel et sortir d’un vallon dans lequel alterne les bancs de calcaire et les passées marneuses. Nous contournons ensuite la Tête de Saumos par l’Ouest pour atteindre le Col de Pras (1524m). Les pélites commencent à se rapprocher mais pour l’heure, nous sommes encore dans les terrains du Jurassique. Là, nous nous engageons sur une large piste qui va nous conduite au Collet de la Vigude (1594m), le long de laquelle nous allons entrer dans les formations permiennes. Nous contournons la Méléa et découvrons la Tête de Rigaud plus à l’Est.

Le Dôme de Barrot (2136m), en approche sous la Méléa.

Le Dôme de Barrot (2136m), en approche sous la Méléa.

Dôme de Barrot (2136m)

Quand c’est au tour du majestueux Dôme de Barrot de se révéler au détour d’un virage : des flancs abrupts et ravinés dans les pélites et une couverture sommitale faites de calcaires triasiques. Le contournement par l’Est de la Méléa se fait sur une petite sente vallonnée à souhait, enjambant de multiples ravines. Depuis le collet, le sentier s’élève à nouveau via les crêtes d’Arbanal puis le ravin du même nom. Les couleurs de la végétation contrastent totalement avec les pélites rouges. C’est irréel. Des petits espaces de pelouse vert clair et une végétation de maquis vert foncé. L’altération des pélites est l’occasion de voir des formes assez originales : des petites cheminées de fées, des dalles croutelées ou des petits talus de sable/gravier ressemblant à des granules de chocolat. Ce sont parfois des blocs de calcaires qui descendent du sommet et viennent s’échouer au sein des pélites. Le sentier chemine à flancs du dôme jusque au col sous le sommet où le vent commence à souffler un peu. Il reste à présente la partie terminale dans le calcaire avant d’atteindre les 2136m du sommet du Dôme de Barrot. Des tulipes sauvages poussent en de très nombreux endroits au sommet om une pyramide de métal trône. Le panorama nord donne sur le Mont St Honorat à l’Ouest, la Cime Nègre et le Mounier au Nord, les Cluots à l’Est et le reste de l’arc du Mercantour en arrière plant. Devant nous de petits sommets nous séparent de Valberg : le Raton, la Cime du Pra, la Tête de la Colombière.

Dôme de Barrot (2136m)

Afin d’éviter un banal aller/retour jamais très intéressant, nous décidons, au Collet de la Vigue de descendre le vallon des Tines pour rejoindre le sentier qui descend de la Tête de Mélèze. La sente semble seulement empruntée par les animaux en quête d’un peu d’eau. Une fois sur l’officiel sentier de randonnée, nous dominerons les gorges verticales de la Roudoule. Comme les autres gorges dans les pélites, elles sont taillées verticalement dans les pélites. Nous nous éloignons tranquilement du Dôme de Barrot qui semble toujours nous observer dès que nous tournons la tête. Ce sentier semble très peu emprunter et le tracé devient par moment hasardeux. La vigilance est de mise. Nous descendons calmement jusqu’à atteindre le ruisseau de Bernette, qu’il fait traverser à gué. C’est une occasion à saisir : un petit bain dans l’eau pure du ruisseau, juste au-dessus du sentier. L’eau est un peu fraiche mais le soleil et la poussière aidant, elle est revigorante pour nos corps qui commence à éprouver la fatigue d’une longue marche. Après cet agréable moment de détente, il faut aborder la dernière petite difficulté du jour, le Col du Mont duquel on aperçoit le village d’Auvare. Entre le col et le village, le Ravin de Favière, un vallon de marno-calcaire. Là encore, le sentier serpente entre les marnes et les petits bancs calcaires. Superbe descente sinueuse qui se termine à la porte Nord du village de Auvare. 7h30 pauses comprise de rando pour 17km et 1550m de D+ : très belle rando entre Cians et Var, dans un cadre des plus originaux, les pélites permiennes servies par un temps des plus cléments.

Tag(s) : #Rando Alpes
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :