Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Le refuge de Rabuons (2523m).

Le refuge de Rabuons (2523m).

Chemin de l'Energie

Samedi 16 aout 2013 - Ce matin, c’est à la cool au refuge. Nous sommes les derniers à prendre notre petit déjeuner et quittons le refuge à 9h10 sous un franc soleil. La fatigue et les nuages ont vite raison des très faibles velléités pour monter au Grand Cimon. Nous préférons avancer un peu sur le Chemin de l’Energie : jusqu’au Lac Pétrus et au Plan de Ténibre pour ensuite plonger dans la descente des pentes de la Tinée. Sous le refuge, nous prenons le Chemin de l’Energie, large sentier qui était destiné à acheminer les équipements en vue de la création d’une centrale hydroélectrique au Lac de Rabuons. Le poste ruiné est réhabilité pour la future conduite forcée qui est revenue au gout du jour. Le sentier est taillé à même la roche. Main droite, ce sont les rochers et la limite du Parc et main gauche, c’est le ravin. Il y a aussi de nombreux petits tunnels étayés avec les moyens du bord. Les flancs de la montagne sont couverts de fleurs ! Campanules, gentianes (violettes et jaunes), genépi, joubarbe, thym, ciboulette, orchidée sauvage, marguerite, paquerette… Et j’en passe. C’est une fois encore un régal pour les yeux. On dépasse rapidement l’exutoire de la conduite forcée au niveau du poste EDF et le Vallon de Rabuons, dans lequel un faucon crécerelle se met à hurler sous le passage d’un aigle ! Quel spectacle. Au lieu des vautours des jours passés, c’est un aigle à présent. Le Lac Pétrus, dans son petit cirque, entre Cime Nègre et Tête de Malignas repose dans un tas d’éboulis. Les mélèzes le bordant viennent se refléter dans ses eaux. Plus loin, nous avons remontons de vue un vallon partant de Saint-Etienne-de-Tinée, le Vallon de Demandols, débouchant sur l’imposante Cime de Pal. Un peu plus au Nord c’est St-Dalmas-le-Selvage.

Chemin de l'Energie

Après 1h50 de marche et via le tunnel éboulé sur le chemin de l’Energie, nous débouchons au Plan de Ténibre où une petite tourbiere marque le début du torrent de Ténibre. Les baraquements en ruine donnent un charme à ce cirque, sous le Ténibre où nous étions la veille. Des marmottes et leurs petits jouent à sortir en quête de nourriture. C’est à la balise n°112 que nous nous engageons dans la descente menant à St-Etienne de Tinée via une croupe bien marquée, celle de l’adret de Ténibre. D’abord au soleil puis dans une prairie avec quelques arbres. La forêt refait son apparition de-ci de –là : j’aurais la chance de voir s’enfuir 2 chevreuils devant moi, à faible distance. Au granges de Fournels, où nous pouvons apercevoir le Pas de la Cavalle et la Pelousette, nous obliquons plein Est pour venir recouper le torrent de Ténibre. Dommage que les meilleurs emplacements soient occupés, notamment par le groupe à Laure. Nous mangerons un peu plus loin, entourés de fraises et framboises sauvages, dans une forêt très humide, si l’on en juge par le parterre d’herbe très verte : par temps de pluie, l’eau doit ruisseler. Le sentier de descente nous offre quelques vues sur le village de St-Etienne-de-Tinée au fond de la vallée de la Tinée, torrent qui devient rivière, gonflée par de nombreux torrents de montagne. Nous longeons quelques temps le grand glissement de la Clapière, le plus grand glissement actif d’Europe, qui menace le cours de ma Tinée. A 14h30, après 4h de marche, nous voilà rendu à St-Etiene-de-Tinée (1100m). Une bonne bière au bar et il est temps de remonter au Camp des Fourches chercher ma voiture, laissée 2j plus tôt. Nous y remonterons sous la pluie d’un petit orage. A Nice, 2h plus tard, il fait très chaud. Ma traversée pendra vraiment fin après la séance plongée prévue le dimanche matin dans les eaux de la Grande Bleue ! Là, nous quittons la montagne après 8j de marche et près de 150km et 9500mD+.

Tag(s) : #Rando Alpes
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :