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CR Céven'Trail 2016 - Trail aux étoiles

Samedi 05 mars 2016 – un départ à 12h, c’est assez rare pour être signalé. Je me lève donc comme en semaine et prends la route un peu avant 8h. Il y a 2h pour rejoindre le village du Vigan (30). J’ai prévu d’arriver sur place 2h avant le départ, le temps de manger et de se préparer pour ce trail. Je suis vite sur place et me gare non loin de la halle des sports où sera jugée l’arrivée des différentes courses. Je mange tranquillement dans la contre-allée de la gendarmerie, vue sur le par cet vais retirer mon dossard. J’ai ensuite tout le temps de préparer mon sac et de me changer. Le temps est ensoleillé mais il y a du vent. Je ne sais pas trop quelle tenue choisir et si j’emporte du change. La météo prévoit du vent toute la journée et même des averses avec une forte chute des températures en soirée. Finalement, j’opte pour le short + manchon. En haut, ça sera t-shirt technique à manches longues + t-shirt et petit coupe-vent. J’emporte le corsaire et un t-shirt de change ainsi qu’une paire de gants. Le bonnet et buff sont accessibles. Je mets mes gants. Juste avant de ranger la clé dans le sac, j’enlève le t-shirt et le corsaire. Il ne fait pas si froid… On verra si j’ai eu raison en soirée.

CR Céven'Trail 2016 - Trail aux étoiles

Je range gants, coupe-vent et bonne avant le départ, au moment d’une longue procession en fanfare vers le centre-ville du Vigan. 12h, le départ est donné. Nous sortons du village avant de longer l’Arre que nous traversons. C’est là que débute la 1ère ascension du jour pour passer derrière la 1ère crête au-dessus du Vigan. Nous découvrons ensuite le joli petit hameau de l’Arboux, typique, en pierre. Débute alors la montée vers la Rouviérette (km15) pour le 1er ravitaillement. Je mange un bout rapidement et bois un peu.

CR Céven'Trail 2016 - Trail aux étoiles

Là, plus de répis jusqu’au sommet de la Toureille : c’est une alternance entre passages en montée et faux plat montant (col de Peyrefiche). Nous sommes juste sous le point culminant de la course et pas de doux, la dernière partie va piquer. Je monte sans me mettre dans le rouge, tranquillement, sans forcer, comme depuis le départ. Je sais que derrière, il faudra avoir encore de la force pour rejoindre le second ravitaillement à Aulas (km31) et finir sans perdre de temps. La montée sur le GR est longue et lente : je gère sans m’affoler. Vers 1100m, nous nous retrouvons les pieds dans la neige : une bonne épaisseur recouvre le sol dans le sous-bois. C’est même parfois glissant, heureusement les marches sont faites, mais la sente n’est pas large. Dommage que la vue ne soit pas au rendez-vous du haut des 1253m de la Toureille. Au moins, c’est soleil. Nous essuyons malgré toute une bonne averse de grésille avec une pointe de vent. Ca rafraichit. Je m’arrête rapidement au gîte du Col de Cap de Côte : une longue descente de 12km. C’est long, archi long, mais elle passe bien. J’essaye de faire attention à mes appuis qui sont fuyant dans la neige d’abord puis sur les pierres glissantes.

CR Céven'Trail 2016 - Trail aux étoiles

Nous apercevons ensuite le village d’Aulas : ouf, le ravitaillement n’est pas loin. Je prends un peu plus de temps dans la salle des fêtes pour faire le plein d’eau et manger un peu de salé. Ca revigore, d’autant qu’en sortant, ça pleut sévère ! La galère commence, en espérant que cette pluie ne nous suive pas jusqu’à l’arrivée. Cette portion est assez dure et longue : 15km nous sépare du ravitaillement de Bez. Je repars vite, la pluie ne me gène pas, je ne ressens pas le froid qui pourtant s’installe. Je sème les personnes qui m’accompagnent et commence une belle remontée vers l’avant. Personne dans le rétro, je regarde devant à présent. Tout se passe comme je l’avais prévu : j’en remets une couche après le passage à Aulas. J’ai l’impression de ne pas être trop entamé. Les montées se déroulent sur des singles bien sympas. La boue fait son apparition : nous évoluons en forêt et les pierres ne sont plus omniprésentes. J’ai un bon rythme, je souffle un peu avant la bascule. Il fait froid. Nous prenons une belle averse de neige accompagnée de vent. Dans la descente, comme le temps ne semble pas vouloir s’améliorer, je décide de m’arrêter et enfiler des épaisseurs en plus : bonnet et veste imperméable et coupe-vent. Je tente de remettre mes gants mouillés et n’arrive pas à me réchauffer. Je change et mets mes gants de secours, plus chaud. J’ai du mal à les enfiler car j’ai les mains trempées et je commence à ne plus sentir mes doigts. Je laisse filer un peu à ce moment, le temps de me relancer et de me réchauffer et reprend mon rythme. Après un joli sentier panoramique, nous nous rapprochons du fond de la vallée et de Bez. La pluie a cessé, la luminosité décroit rapidement. Il est presque 19hlorsque j’arrive dans la salle des fêtes pour le ravitaillement, après déjà 6h42 de course. Je prépare la frontale et la visse sur mon bonnet, je rempli la gourde et me ravitaille pour le dernier relais long de 12km avant la ligne d’arrivée. Heureusement que je ne m’éternise pas car en sortant, le frais me cueille. Pas le temps de se refroidir car nous entamons la dernière montée longue de 2.5km vers Esparon, hameau situé sur la colline. A mi-pente, j’allume ma frontale et sème mes compagnons. Je rattrape 2 concurrents de l’ultra et aperçoit encore une frontale devant. Je m’élance seule dans la descente, longue de 5km vers la vallée. Beau single. Je joue la prudence et assure ma progression. Magré cela, je reviens encore sur des coureurs, moi à l’aise la nuit. La descente est agréable et c’est sympa de courir de nuit, en course. Malgré la fatigue, je maintiens une bonne progression. A Mollières, s’en est fini avec la franche descente. Place au faux-plat et au plat le long de la rivière ramenant au Vigan. Je suis seul, encore et avance vaille que vaille, un mec en ligne de mire. Je n’ai aucune idée de ce qui se passe derrière moi, je regarde uniquement la loupiotte devant. Nous jouons au yoyo. J’essaye de maintenir un rythme constant, mais quand je crois me rapprocher, il s’éloigne. Les derniers kilomètres le long de la rivière sont interminables. Il reste alors 400m pour entrer en finisher dans la halle des sports. 8h08 d’effort : je suis content de ma journée car j’ai bien géré mon effort, mon rythme et mon alim. Je n’ai certes pas puisé dans mes réserves, mais je suis satisfait de ma course. Je bois et me douche avant de manger et de passer par la case ostéo pour soulager mon dos endolori. Il faut ensuite rentrer et penser à la récup avant de penser aux courses estivales, la première d’entre elle au mois de juin et le grand raid 6666 dans l’Hérault…

Tag(s) : #Rando'Trail
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