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Trail de la Galinette 2016

Dimanche 31 janvier 2016 – l’heure de la reprise à sonner pour 2016 qui j’espère sera un bon cru. Toujours une petite appréhension au moment d’accrocher le dossard à 7h20 sur le parking du gymnase de Cadolive. C’est encore l’hiver, je en suis pas dans ma meilleure forme et le trail n’est pas des plus faciles. C’est de la bonne appréhension qui monte encore au moment du départ. Cette année, les organisateurs ont légèrement modifié le parcours des Drailles de la Galinette : le trail fait à présent 44km et le D+ sera aux alentours de 2400/2500mD+. J’espère quand même tourner en moins de 6h. Le soleil sera au rendez-vous accompagné d’un vent assez violent sur les hauteurs, pas de quoi rebuter les quelques 340 traileurs présents sur la ligne de départ dont 4 guest stars : Emilie Lecomte, Caroline Chaverot, Diego Pazos et Vincent Delebarre, auxquels s’ajoutent quelques gloires locales et anciens vainqueurs de l’épreuve. Le départ est donné à 8h02 et cette année, fini la route, nous contournons le stade et ajoutons une petite colline avant les traditionnels escaliers menant à la Brèche Julien. Là, au lieu de filer en crête vers le Mt Julien, nous basculons sur un single sympa et remontons ensuite un pierrier instable qui nous fait déboucher sur le belvédère. Déjà, le vent souffle et la vue offerte nous permet d’admirer le paysage provençal. S’en suit quelques monta calla jusqu’à la longue descente du Vallon Ratier. Le parcours est similaire aux années précédentes. Il me faut environ 1h20 pour couvrir les 11 premiers km avant le ravitaillement par delà les Cols des Hirondelles et de l’Amandier. Le Pic de Taoumé se rapproche : une belle descente rapide et une fois de plus, pas de répis avant la remontée toujours aussi éprouvante. Le Garlaban est « juste » derrière. Je sais qu’il y a encore le difficile passage à la Baume Sourne, la descente rapide en direction de Marseille dans le Vallon de Précatori et la redoutable montée vers le Col de Garlaban au pied de la-dite montagne. Le passage au Pas de Garrigue est toujours impressionnant. Je sens que la journée sera longue. Depuis le Taoumé que je marque le pas. Les quelques modifications de parcours ont déjà eu une incidence, rendant la course encore plus corsée. Je gère tant bien que mal cette seconde portion assez longue qui mène au pied du Garlaban.

Trail de la Galinette 2016

Je suis en haut en 3h51, nettement en retatd par rapport aux 2 éditions précédentes. Le soleil brille mais que le vent est fort et froid. Je bascule vite vers le ravito pour me refaire la cerise. C’est là que le parcours est bien différent par rapport aux années passées. Finie le retour par les pistes DFCI, place aux single ! C’est plus intéressant mais aussi plus éprouvant. Nous basculons en contre-haut du ravin du Garlaban et remontons vers le Puits de l’Aroumi et le Col Tubé. Le Grand Vallon de Lascours n’est pas loin, la vue sur le côté Aubagne magnifique avec ce temps. C’est très agréable de progresser sur ces petits sentiers abrités du vent, mais plus désagréable quand on prend le mistral. Les senteurs provençales sont au rendez-vous toute la journée avec les premiers genêts en fleurs. Là, encore une montée sèche sur un mamelon culminant à 710m, courte descente et à peine de répit avant la longue montée sur le belvédère. Superbe vue sur le Mt Julien et les crêtes dominant Cadolive, juste derrière mais encore si loin, surtout avec toujours des jambes bien fébriles, même si j’avance encore. La longue descente vers Pichauris fait un bien fou même si elle dure une éternité. Dernier ravitaillement, dans le champ, il reste encore 6km. C’est bon, ça va le faire, même si ça fait déjà presque 5h30 que je le départ a été donné. Mon meilleur chrono sur la Galinette est de 5h35. J’en serais loin cette année… Mais je vais quand même rentrer. Je gère ma course, mon alimentation en vue des échéances futures. J’espère être mieux début mars pour le Vigan. A partir de là, les montées sont plus courtes et moins raides, j’arrive encore à relancer et avancer vaille que vaille quand j’arrive enfin à la citerne. Je sais que c’est la bascule, Cadolie est à moins de 2km, descente raide et c’est la délivrance. Je passe la ligne d’arrivée dans le gymnase en 6h28’. Les jambes vont bien, la tête un peu moins, piètre performance, mais cette année, les modifications apportées par l’organisation ont rendues la course beaucoup plus difficile : encore moins de répit entre les montées et les descentes très pierreuses. Un beau trail au caractère alpin. Passée la déception, je pense que je reviendrai en 2017…

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