Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Grand Ferrand (2758m)

Samedi 11 juillet 2015 – Levés à 6h45 avec un petit 12°C dans la tente et moins de 10°C à l’extérieur. La douche est vivifiante et le rangement du camp et la préparation du sac les pieds dans la rosée fini de nous réveiller. Le temps de prendre le petit déj’ que le soleil commence à se lever sur le plateau. Mais les tentes n’auront pas le temps de secher : nous les stockons en vrac dans la voiture. Elles secherons un peu en journée et le soir avant de les remonter. Nous remontons quelques minutes la piste jusqu’à son terminus où nous nous garons à proximité d’un enclos à vaches, le long du torrent du Buech. Là, nous commençons la rando, d’abord sur une piste qui se transforme en sentier au niveau d’une passerelle enjambant le torrent (1288m). Là, la pente devient plus raide et le rythme baisse un peu le temps de prendre nos marques et de nous lancer dans cette longue rando. Nous remontons le Ravin du Fleyrard, en forêt, sous les sapins. Le long du sentier, nous pouvons même cueillir quelques fraises des bois, bien mûres et sucrées. Nous sortons de la forêt au niveau de la Cabane du Fleyrard (1594m) où réside une jeune bergère fort peu aimable. Nous avons raté la bifurcation qui nous fait passer au-dessus de la bergerie et arrivons directement devant la cabane. Elle nous indique assez vigoureusement la bonne trace, sous les aboiements de son chien. Merci, au revoir, à jamais… Et en effet, à côté du torrent, la sente s’élève directement dans la pente en rive gauche du torrent du Lauzon. Nous sommes à découvert, sous le soleil de la Drôme qui chauffe déjà fort. Nous prenons rapidement de l’altitude et rejoignons le Lac Lauzon (1953m). Nous découvrons de superbes paysages : un cirque raide et totalement en pierre nous fait face, entre le col du Charnier et la Tête du Lauzon. De belles falaises de calcaires au-dessus du lac, aujourd’hui une belle tourbière. Le peu d’eau encore présent permet le reflet de la Tête Lauzon. Et de l’autre côté de la vallée, de belles crêtes à pic sous lesquelles il y a de gros pierriers. Le panorama s’étend du point culminant de la Drôme (le Rocher Rond – 2453m) aux crêtes du Fleyrard et jusqu’à la Tête de Vachères. Nous contournons ensuite le lac et en 10min, nous débouchons au Col de Charnier (2103m). De là, une montagne nous barre l’horizon au nord : la Tête du Vallon Pierra (2516m).

Grand Ferrand (2758m)

Le sommet est un immense tasde pierres qu’il va nous falloir gravir. Pour cela, nous prenons la direction d’un vallon herbeux direction NW. Mais plutôt que de contourner le vallon et monter facilement, nous décidons de tirer directement en visant la crête : nous sommes quittes pour une traversée en dévers dans les éboulis. Il est même parfois plus simple de monter directement dans la pente vers le sommet. La montée est assez éprouvant mais la récompense à la hauteur de nos efforts avec une vue imprenable sur le sommet qui nous tend alors les bras : le Grand Ferrand (2758m). Rapide descente vers un collet à 2411m puis nous nous retrouvons sur la voie normale montant au Grand Ferrand. 30min plus tard, nous sommes au sommet, à jouire d’une vue incroyable. Nous venons de réussir notre 1er sommet en Dévoluy. Une montée finale raide, mais facile : un départ dans de petits éboulis bien glissant puis le passage d’une cheminée où quelques pas d’escalade sont nécessaires. Pas très difficile, mais ils nous permettent de passer une barre. La suite est encore plus splendide avec des vires à passer : nous serpentons entre les ressauts et gagnons le sommet. Peu avant celui-ci, l’Obiou apparait derrière de belles cheminées. Il fait aussi parti de la liste des randos du week-end. Panorama à 360° depuis le second sommet en termes d’altitude du Dévoluy. Les Ecrins enneigés sont très proches. Le plateau du Pic de Bure se dévoile avec sa forme originale. Tout le Dévoluy est à nos pieds, ses montagnes grises de calcaire. Le plateau du Dévoluy est fermé par des crêtes acérées. Belles vues sur l’Obiou, les Têtes de Lapas et de l’Aupet, et même sur la Tête du Vallon Pierra.

Grand Ferrand (2758m)

Il est alors temps de redescendre sur le plancher des vaches. Nous apercevons de nombreux chourums, ces gouffres en appellation locale. L’un d’eux attire notre attention et semble être un tunnel : seules l’entrée et la sortie émergent, le reste recouvert de pierre. Nous nous laissons trop embarquer main gauche et devons effectuer une traversée pour retomber sur la voie normale. Nous dévalons les éboulis en courant et nous retrouvons sur les flancs de la Tête de Pierra. Nous ne descendons pas suffisamment et devons réaliser une traversée dans un infâme pierrier avant de retomber sur le Col du Charnier où nous mangeons un morceau. Il nous a fallu 4h pour arriver au sommet du Grand Ferrand. Nous passons à proximité d’une petite grotte sous le col et regagnons le Lac Lauzon. Là, nous suivons le GR93 en direction du Col de la Croix (1497m). Descente sympa avec de belles vues sur les sommets et sur le vallon de la Jarjatte, à nouveau vert. Il contraste avec la grisaille des roches environnantes. Plus nous descendons plus les températures augmentent ! Pas d’air. Nous étouffons presque ! Le GR passe juste au-dessus d’un ravin, celui de l’Auria. Puis, juste avant le Col de la Croix, nous apercevons le Grand Ferrand et la Tête du Lauzon. Après le col, nous sommes à nouveau en forêt, ce qui est agréable et nous permet de respirer un peu mieux. La fin de la descente est raide et pierreuse. Nous regagnons la voiture après une belle rando de 17km, 1700mD+. Il nous reste alors à nous rendre sur le plateau du Dévoluy, au camping de St-Etienne en Dévoluy, pour nous rapprocher de la rando suivante : l’ascension du Pic de Bure par la Combe Ratin. Nous passons à proximité de Montmaur et du Col de Festre, 2 départs possibles vers le Pic de Bure, par la Combe d’Aurouze et le Combe de Cluse. Les falaises du Pic de Bure sont impressionnantes, tout comme les autres sommets que nous pouvons apercevoir sous un nouvel angle, en plein cœur du massif. St-Etienne est un village paisible. Comme endormi en cette période de l’année. Nous nous installons au camping, faisons sécher les tentes et passons sous une bonne douche bien méritée. Apéro, puis nous montons le camp une fois que le soleil est moins agressif. Bon repas de camping. Nous nous couchons afin de bien récupérer de cette longue journée, et en prévision de celle à venir…

Tag(s) : #Rando Alpes
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :