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Etang du Fangassier

Samedi 28 mars 2015 – nous allons découvrir une partie de la Réserve Naturelle de Camargue. Pour cela, nous avons axé la journée autour du thème du flamant rose, animal emblématique de la Camargue, puisqu’ils y résident tout au long de l’année. Nous pénétrons dans le Grand Delta du Rhône au niveau de la ville d’Arles. Là, le paysage change : la végétation commence à se faire rare, les arbres disparaissent. Les premières zones marécageuses apparaissent alors, puis le 1er étang, celui de Vaccarès que nous contournons par l’Est. En bordure de route, nous voyons les vastes paturages dédiés aux taureaux, à proximité de rizières. Plus nous avançons, plus la vue se dégage à l’horizon. Etant adepte de la montagne, cette platitude me surprend ! Mais que c’est beau. Un ragondin semble sortir d’un fossé, puis un petit groupe de flamants s’est regroupé dans l’Etang du Fournelet. L’eau vient lécher l’étroite route alors que nous nous enfonçons dans le delta du Rhone. Du coin de l’œil nous observons les flamants : tantôt sur une patte à dormir le bec coincé sous la patte recourbé, tantôt à se déplacer en jumeaux, copiant les mouvements de celui qui le précède. Nous empruntons ensuite la route du Fangassier, se terminant par la Digue à la Mer et le phare de la Gacholle, entre Salin-de-Giraud et les Saintes-Maries-de-la-Mer. La piste, d’abord revetue perd son enrobé et se transforme en chemin carrossable (malgré de nombreux trous). Nous nous garons au niveau de l’observatoire entre les étangs du Fangassier et du Galabert. Nous sommes entourés d’eau, de vastes étendues d’eau saumâtres dans des étangs de faibles profondeurs (moins de 2m de fond). Nous sommes cueillis par le mistral ! Un fort vent de Nord souffle sur la Camargue (comme 300j par an), responsable du climat désertique de la région.

Etang du Fangassier

Entre les étangs, seules de petites dunes recouvertes de salicornes émergent. Nous empruntons la Digue à la Mer avec l’objectif d’atteindre le phare de la Gacholle. Le paysage monotone se répète inlassablement. Les flamants roses s’envolant et se posant au grès du vent qui leur fait prendre de la vitesse. Pendant la phase d’envol, ils semblent marcher sur l’eau ; lorsqu’ils freinent pour se poser, on croirait un sauteur en longueur, ramenant leurs longues pattes vers l’avant. Outres les flamants, nous pouvons observer des pies, mouettes rieuses, goélands ou encore quelques sternes. Il y a des flamants roses tout autour de nous et nous ne nous lassons pas de les observer. Nous mangeons au phare de la Gacholle d’où une paire de jumelles nous permet d’observer en détails les manies d’un groupe de flamants. Quelques nuages apparaissent alors, masquant en partie le Mt Ventoux, nous privant d’un beau panorama sur la platitude secteur et le sommet emblématique de la Provence en toile de fond. Mais rapidement, le mistral fait son retour, accompagné de nombreux moustiques ! Une véritable plaie. Il faut dire que la chaleur fait son apparition, temps idéal pour les moustiques qui n’hésitent pas à nous dévorer le sang à travers les vêtements. Plutôt que de rentrer par le même sentier, à Pertuis la Comtesse, nous obliquons plein Sud afin d’emprunter une fine langue de sable le long de l’Etang du Galabert. Là encore nous passons très proche de nombreux flamants. Malgré les moustiques, nous prenons plaisir à avancer sur cette langue sableuse.

Etang du Fangassier

De retour à la voiture, nous décidons de nous rendre à Salin-de-Giraud, profiter d’un point de vue sur les montagnes de sel. Magnifique. On peut voir à perte de vue des salins remplis d’eau qui n’attendent que la chaleur et le mistral pour s’évaporer afin de donner les petits cristaux de sel. Là, nous poussons jusqu’à la plage de Piémanson : une immense plage de sable fin s’étend autour de nous, qui n’est pas sans rappeler les plages de Santa Monica le long du Pacifique, les habitations en moins. De petites vagues viennent buter sur un muret de sable détruit au fil du temps. De petites dunes ferment la plage sur laquelle le sable vient être sculpter par n’importe quel obstacle, à cause du vent, créant une langue en arrière, comme les comètes. La journée se finit par un passage au Moulin d’Alphonse Daudet à Fontvieille avant de monter sur les hauteurs des Baux-de-Provence, l’un des plus beaux villages de France, dans les Alpilles.

Tag(s) : #Rando
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