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Drailles de la Galinette 2015

Dimanche 1er février 2015 – j’ai décidé, comme en 2014 de commencer ma saison trail à Cadolive avec les Drailles de la Galinette et son trail long de 42km pour 2300mD+. Le parcours était sympa, le cadre superbe (bien qu’à 2 pas de Marseille) et surtout, il s’insère parfaitement dans mon calendrier. Premier point positif : je ne suis qu’à 1h de route, chose appréciable avec un réveil pas trop tôt pour une fois. Il fait bien frais et encore nuit lors de mon arrivée à Cadolive à 1h du départ. Je passe rapidement au gymnase récupérer mon dossard et retourne aussi sec dans la voiture pour me préparer bien au chaud. Il va faire soleil mais le vent est prévu : collant long polaire, bonnet, gants et vêtements thermiques. Je place une protection en plus sur le kamel pour ne pas que la pipette gèle. On n’est jamais trop prudent. Pour une fois, je limite le poids du sac. Pas de kway de secours : toute les couches sont sur moi ; 6 barres pour mes 6h estimées (temps max). Les ravitos ne sont pas trop éloignés. Il fera froid, pas trop boire du coup hélas, je penserai refaire au moins un petit plein. Le souci avec le coup vent en plus sur le sac, c’est que je ne l’ôterai pas pour aller dans mon sac, notamment prendre qq fruits secs ou de la sporténine lorsque j’en aurai eu besoin… A méditer avec une poche externe en plus. Départ 8h, alors que les premiers rayons du soleil viennent lécher les falaises du Mt Julien qui domine Cadolive de 300m. Le départ, sur ces distances, est toujours rapide. Je veille à ne pas suivre le flot et à bien prendre mon rythme pour affronter la 1ère bosse qui est assez violente, surtout la remontée du village sur le macadam. Lorsqu’on arrive enfin sur le sentier menant à la Brèche du Mt Julien, la terre est bien gelée.

Drailles de la Galinette 2015

A ladite brèche, le vent souffle et nous cueille bien à froid alors que Marseille apparait. Levé de soleil sur la ville et la Grande Bleue. On se dirige ensuite vers le Mt Julien (645m) que l’on contourne par le nord. Toutes les portions à l’ombre seront une longue partie de la journée gelée, même après que le soleil soit bien haut dans le ciel : il n’est pas assez chaud pour réchauffer la terre. On file ensuite vers le Vallon du Ratier : une descente en monotrace entre les genets en fleur. Là, l’an dernier, j’ai souvenir de m’être épuiser à vouloir mener bon train. Aujourd’hui, je laisse filer et prends un rythme calme, proche de celui d’un ultra. J’arriverai à maintenir ce petit rythme longtemps durant la course, tant en montée, que sur les portions plates ou trop légèrement descendantes. Je rejoins le 1er ravito en 1h05, 5min de plus que l’an dernier à mon souvenir. Ça remonte puis on longe sur un single sympa un en légère montée avant d’arriver au Col de l’Amandier. Là, très belle vue sur le Mt Taourmé (667m) que nous allons rejoindre, d’abord en dévalant le Vallon de l’Amandier. Belle descente sur ce petit sentier étroit et rocailleux. La vigilance est de mise. Je commence à me sentir un peu mieux. Pas encore des jambes de feu, mais je sens que ça répond et que j’avance pas trop mal encore. Je suis certes loin, mais je me fais plaisir. Je prends le temps d’admirer le paysage, tous ces beaux vallons sauvages, où les sentiers serpentent entre les barres rocheuses. Il va d’ailleurs falloir se frayer un chemin pour franchir une belle barre de falaise. On suit alors le cours naturel d’un ancien torrent. Attention car le sol est verglacé du coup ! Les derniers mètres du Pic de Taoumé sont très raides et tire bien dans les cuisses. Heureusement qu’on vient de passer au second raviton au km16, 1h pile après avoir quitté le ravito n°1 du km8.5. Derrière le Taourmé, on aperçoit enfin le Garlaban, qui de là, semble encore très loin : un monolithe de calcaire posé sur un plateau, même morphologie que le taourmé.

Drailles de la Galinette 2015

On bascule et l’on remonte un peu avant de plonger dans une longue descente, la descente du Vallon de Précatori. Longue descente sur un sentier en corniche en contre-haut d’un beau vallon qui semble directement déboucher sur Marseille. C’est au fond du Vallon de Passe-temps, après cette descente où j’essaye de garder des forces pour la longue montée du Garlaban, que l’on bifurque sur la gauche. Là, 3.5km de montée pour rejoindre le point culminant du parcours (714m). On semble suivre une strate. J’alterne les passages en cours et les passages à marcher pour enfin sortir au Pas de Garrigue, après avoir remontée le petit vallon de Piches. Là, le Garlaban est tout proche : on aperçoit déjà quelques coureurs trottinant sur cette montagne. Col du Garlaban : reste 100mD+ avant le ravito. Il faut franchir le pointage du sommet venteux. Il reste alors 17km et j’ai déjà 3h35 de course. Je suis sur les chronos de 2014. Là, on repart plein nord, vent de face. Il ne nous quittera pas jusqu’à Cadolive. Les rafales les plus fortes ralentissant un peu notre progression. On prend un bout de piste avant de plonger dans une très longue descente qui se transforme un peu en bavante tant il y a de pierres sur le sentier, que la boue fait son apparition et que les ressauts maltraitent nos genoux. Mais au moins, on avance ! J’arrive 1h après avoir quitté le ravito du Garlaban au 4ème ravito à Pichauris. Je mange bien : je commence à être fatigué, à avoir faim et soif, bref, bien entamé, mais il ne reste qu’à peine 7km avant la délivrance dans le gymnase de Cadolive. Après 5h de course, j’accuse vraiment le coup, mais je suis proche de la fin : je serre les dents et persiste, vaille que vaille à avancer, ce que je fais dans ce joli décors de garrigue. Le Mt Julien apparait alors : Cadolive est juste derrière, une dernière petite bosse et c’est la bascule sur un sentier étroit qui débouche alors rapidement sur le béton des premières maisons. J’ai mal aux genoux dans ces rues pentues et sur le macadam. Content d’arriver sur la route du stade, plus plane. Je tourne et retourne pour enfin apercevoir l’arche de départ. Je rentre et franchit la ligne d’arrivée en 5h48, 10min de plus par rapport à 2014. Pas si mal compte tenu que j’étais malade en début de semaine et que je me suis relativement peu entrainer jusque-là. Je fais la base, je sais ce qu’il me reste à travailler mais je suis content de la journée, car je cours toujours plus. Belle ambiance et beau soleil sur les Bouches du Rhone et ce trail de la Galinette.

Tag(s) : #Rando'Trail
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