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Col des Esbéliousses (2498m)

Dimanche 2 novembre 2014 – levé à 7h après une très bonne nuit. Je pense cette fois être remis de la course au Clapier. Lorsque nous sortons du refuge, vers 8h, il fait très frais : -1°C au thermomètre. Nous espérons rapidement arriver au soleil. Nous faisons les rotations de voitures car le point de départ sera différent de celui d’arrivée et commençons la rando à 9h. 1er objectif, atteindre une passerelle, unique moyen (simulation) de traverser le petit torrent de la Saume, sachant qu’à cause de la neige, l’itinéraire normal du sentier est impraticable. Nous employons la méthode de l’erreur volontaire et décidons de rejoindre la cote altimétrique de 1830m, soit environ 20m sous la passerelle. Nous allons maintenir cette altitude en se dirigeant vers l’ouest pour venir buter sur le torrent que nous remonterons ensuite pour ne pas manquer la passerelle. Le plus dur est de se frayer un chemin entre les feuillus qui recouvrent le versant gelé. Toutes les équipes arrivent au point de rendez-vous. Là, impossible de traverser le torrent (simulation) : la passerelle a été emportée par les eaux et le torrent est gonflé par les eaux. En prime, le pont de neige n’est pas sûr. Il faut que nous installions une main courante pour sécuriser la traversée du groupe de 19 unités. Rapidement, nous désignons 2 personnes qui vont s’activer à la tâche. J’en fais partie. Je délove la corde et mon binôme installe l’amarrage à un arbre : une sangle et un 8 sur un skif. Pendant ce temps-là mon assistance personnelle me met en place un nœud de guide autour de la taille pendant que je me leste des sangles et de mon sac. Il m’assure grâce à un demi-cabestan pendant la traversée pas si périlleuse que cela en condition normale ! J’arrive sur l’autre rive et mets en place le relais autour d’un arbre assez costaud. Je m’assure (on ne sait jamais, en cas de mauvaises conditions) et mets en place un demi-cabestan sur le relais. Là, j’avale tout le mou de la corde et fais le nœud de mule qui bloque ce demi-cab. J’annonce ensuite au groupe qu’il peut traverser le torrent en se reliant à la main courante. Mon binome désinstalle de son côté et je l’assure pour la traversée en enlevant le nœud de mule. Opération réussie avec succès. Un autre atelier aura été mis en place parallèlement pour ceux qui voulaient également s’exercer.

Col des Esbéliousses (2498m)

Nous sommes à 1850m d’altitude et le second point à trouver est situé à 2300m. Nous élevons en rive gauche du torrent et rejoignons le sentier principal qui nous fait gagner assez lentement de l’altitude. Nous dépassons d’abord la Cabane de la Petite Saume (2070m). C’est là que plusieurs lacets se dessinent devant nous. Impossible de suivre le torrent au plus proche car des barres se profilent. Les lacets nous permettent de les éviter et de déboucher dans un large vallon qui s’ouvre, le vallon de la Grande Saume. Nous apercevons déjà le Col des Esbéliousses au loin, où nous allons. Le Cimet (3020m) est à notre main droite et derrière nous, plein nord, 3 sommets caractéristiques du secteur de Bayasse : le Ventebrun (2872m), la Tête de Fanets (2568m) et la Roche Noire (2709m). Très beau vallon qui s’étend devant nous, avec un torrent à sec. C’est là que nous devons trouver 2 des 4 points de l’exercice. Une ruine, qui en condition de neige serait invisible ; et un petit relief de cote altimétrique 2302m. La ruine est située entre 2 mamelons. Nous la retrouvons et faisons une simulation d’essai radio. Pour nous rendre au 3ème point, distant d’une centaine de mètres, nous y allons en prenant un azimut.

Col des Esbéliousses (2498m)

Là nous regagnons le sentier et montons de 150mD+ vers le point coté à 2456m, dernier point. En lisant la carte, nous le repérons facilement : c’est un promontoire avec une superbe vue sur le vallon de la Grande Saume. Nous sommes sous le Cimet et juste avant le Col des Esbéliousses (2498m), duquel nous avons une superbe vue sur le Trou de l’Aigle et le Pelat, séparés par le Pas de la Grande Barre. Un peu plus loin, nous repérons le Col du Petit Talon, début de la crête menant au Cimet. Du col, nous plongeons dans le vallon de la Grande Cayolle, non sans regarder les flancs composés d’éboulis du Trou de l’Aigle et ses ravines. Belle descente vers le mélézin doré. Nous regagons la route du Col de la Cayolle. Là, nous ne sommes pas encore arrivés car il y a débat sur la localisation des voitures. Plus haut ou plus bas. Personne n’a vraiment été attentif le matin et nous hésitons. Nous partons vers le haut, mais ce n’est pas par-là ! Il faut redescendre vers le Pré des Fabres : 20min de rab. Comme quoi il ne faut pas relâcher son attention de la journée. Week-end très intéressant et riche d’enseignement qui se termine par cette rando d’une dizaine de km et 850mD+. Nous sommes prêt pour l’arrivée de la neige.

Tag(s) : #Rando Alpes
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