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Lac de Nino

Jeudi 11 septembre – bonne nuit mais réveil matinal : il faut plier la tente et monter au Col de Vergio avant de commencer la rando du Lac de Nino. La montée au col est tranquille le long des gorges de la Spelunca. Peu de touristes égarés, seuls quelques chèvres et boucs et à la fin des cochons le long de la route. Le départ est situé à 1076m, au niveau de la maison forestière de Poppaghia, un large parking sous les pins où quelques cochons sauvages cherchent à manger. L’un d’eux se rapproche beaucoup de nous, à l’affut de la moindre nourriture. Nous l’appellerons Paul, ce qui lui va bien. Mais sa présence perturbe un peu les préparatifs. Il faut bien fermer les portes et ranger les sacs. On ne peut rien laisser : cela en devient presque gênant. Paul nous laisse un peu d’air et nous pouvons finir de préparer les sacs et de nous chausser. Le ciel semble un peu bouché en altitude, conformément aux prévisions. Mais les éclaircies doivent arriver en cours d’après-midi. La rando débute tranquillement sous la forêt de pins laricio clairsemée en contournant sans trop monter la crête d’Orsu Longu. Là nous remontons un petit torrent. Le sentier est bien marqué et serpente entre les pins et rochers. On peut couper certains virages. Rando bien agréable pour le moment, tranquille montée en forêt sur de belles dalles de granite. Manque juste le soleil. Et quand on lève la tête vers les sommets, on devine une ligne de crête complètement dans le brouillard. Difficile dans ces conditions de voir où nous allons passer. C’est véritablement vers 1200/1300m que la pente devient un peu plus importante, entre traversées de dalles et ressauts rocheux, puis le sentier monte vers le Bocca â Stazzona (1770m). Le sentier est pierreux et parfois glissant. Je préfère passer sur les rochers sur lesquels mes chaussures adhèrent bien. Le vent qui se lève entre le Capu a u Tozzu et le Capu â Curia semble chasser la brume et des nuages hauts apparaissent. Plus nous montons moins il fait chaud. Heureusement que nous sommes en action. Je m’amuse à couper les virages et à tailler un peu droit dans la pente mais reviens toujours bien vite sur le sentier balisé. En arrivant au col, une pierre un peu plus haute que les autres, surmontée d’une croix est entourée de quelques vaches bien maigre. Mais plein sud, on découvre le grand Lac de Nino (1743m), quelques mètres sous le col. Une zone humide, des pozzi, précèdent le lac qui est très grand. C’est en fait les vestiges d’un lac ancien beaucoup plus grand aujourd’hui en cours d’assèchement. Seule une petite rivière traverse la plaine. Autour, ce sont des méandres de tourbes avec parfois encore de l’eau.

Lac de Nino

De là où nous sommes, on aperçoit ce qui fait la particularité de ce lac : des chevaux sauvages sont autour du lac. Nous rejoignons rapidement les abords du lac, nous passons à proximité de certains chevaux. Quelques uns ne sont pas très sauvages et se laissent approcher. L’un d’eux me suit quelques instants. D’autres ne se laissent pas approcher. Mais ils sont tous très beaux, ce qui ajoute un certain caractère à la rando. Et puis une éclaircie avant que le ciel ne se rechargent. Nous en profitons pour faire quelques photos des pozzis avec une belle lumière sur les canaux et trous d’eau parfois croupie. Nous contournons le lac par la rive sud et traversons quelques tourbières avant de croiser le GR20 duquel descendent de très nombreux randonneurs. Ils arrivent du Col de Vergio ou s’y rendent. Nous recroisons encore des chevaux : certains ont même des allures de poneys. L’un d’eux, même court sur pattes, a une mèche blonde : je le nomme de suite Aurélien. Un autre est même très moche, tellement il est petit. Ne voyant pas le soleil, nous décidons de manger en essayant de s’abriter du vent. Nous essayons de nous caler vers les arbustes sur les flancs de la cuvette du lac. Mais le vent ne nous laissera pas grand répit car il est changeant. Nous nous couvrons de toutes nos couches, mais comme nous sommes immobiles, ça commence à cailler ! Mais un petit cheval curieux va nous réchauffer. Il fait le tour du groupe en nous collant et en restant de longues minutes à quelques centimètres de mon oreille, immobile, sans brouter. Impossible de manger en paix une fois encore. Nous nous déplaçons, même s’il n’est pas menaçant, ça en devient gênant. Il reviendra mais en restant à une plus grande distance de nous. Puis après avoir tout rangé, nous sommes prêt à repartir : nous décidons de faire le tour du lac et quand nous arrivons dans la partie sud, c’est aussi une bien grande tourbière. Je prends un peu d’altitude sur les premières barres du Capu â Curia pour admirer le lac dans son ensemble et les pozzis qui l’entourent. C’est bien car le soleil fait son retour à ce moment-là et le lac brille derrière quelques sorbiers aux fruits bien rouges. Nous rejoignons rapidement le col et plongeons dans la descente du retour, agrémentée de quelques pauses sur les dalles que le soleil réchauffe. Descente effectuée rapidement même pendant la première partie plus raide et cassante. Une fois arrivés dans la forêt, une belle dalle exposée au soleil nous accueille durant une longue pause et sur la fin, lorsque l’horizon se dégage sur le côté, comme le matin à l’aller, nous pouvons apercevoir quelques cochons fureter dans le sol en quête de nourriture. A peine arrivés à la voiture après 6h de marche (4h30 de rando effective), nous retrouvons les cochons plus que curieux autour de nous ! Ils sont à présents 2 et n’hésitent pas à fouiller les sacs, déplacer les chaussures laissées au sol, se rapprocher du coffre ouvert et des portières et pire ! ils deviennent menaçants. Ils veulent tous deux trouver à manger et n’hésitent pas à se chamailler. C’est là que c’est dangereux, car ils ne font plus attention à nous et n’hésitent pas à se courser entre eux pour se battre et se reportent sur nous si nous sommes sur la trajectoire. Nous jetons toutes les affaires, non rangées dans l’habitacle et décidons de ranger le coffre plus bas. La route du col de Vergio offre en effet plusieurs aires de stationnement le long de la route. Nous nous arrêtons 10min plus tard alors qu’aucun cochon ne se presse sur le bord de la route.

Tag(s) : #Rando
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