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Aven Ollivier (28-F)

Samedi 18 octobre 2014 – une nouvelle recrue est annoncée ! L’occasion de retourner à l’Audibergue et le parc de la Moulière pour y visiter l’Aven Ollivier (28-F), un classique du département, découvert en 1949 par les spéléo du Club Martel. Mais aujourd’hui, les moyens de communications ne doivent pas encore être au top et notre nouvelle recrue ne viendra finalement pas au rendez-vous. Un coup de fil une fois que nous sommes rendu à Andon pour annuler. Dommage car cette petite cavité est quand même bien sympa. Partie remise. J’équiperai donc la cavité. Nous allons essayer d’aller vers l’ancien fond et vers le fond actuel, en laissant la galerie Philippe au beau concrétionnement de côté car déjà vue. Puits d’entrée de 34m, coupé par quelques fractionnements (et paliers). Il ne pose pas de problème, bien large, broché, juste le rocher calcaire qui glisse bien car très humide, en raison de la météo de la semaine passée et du trou qui souffle encore. Nous nous retrouvons finalement en bas de ce puits sur un léger plan incliné et continuons à descendre vers les entrailles de la terre. Nous arrivons dans une belle salle où se trouve le 1er carrefour : d’un côté la galerie Philippe, de l’autre l’ancien fond. Nous y trouvons une ancienne échelle en bois très humide qui ne devrait plus durer longtemps. Une petite désescalade sur 2 ressauts et nous sommes face à un puits d’une bonne dizaine de mètre. Nous n’irons pas par là tout de suite. Peut-être au retour si la forme et la motiv sont encore là.

Aven Ollivier (28-F)

Nous retournons dans la salle et devons nous enfiler dans une chatière qui marque le début de 2 puits eux-aussi très étroit. Pas facile d’équiper dans ces conditions : contorsions, oppositions pour mettre en place les plaquettes et une déviation pour éliminer un frottement sur la corde. Après ce passage étroit, cela s’élargit un peu : un beau puits aux parois toujours humide à la base duquel un autre beau puits succède après une main courante. Là aussi, la mission consistera à placer judicieusement les déviations sur amarrages naturelles, ce qui n’est pas aisé pour moi et me prendra un peu de temps. Mais lorsque nous arrivons en bas, dans une grande salle, nous sommes bien content, accueilli par une chauvesouris de la race des Myotis (à priori). Là, 2 options : d’un côté en remontant de quelques mètres. Nous stopperons rapidement devant un ressaut descendant un peu trop raide pour s’y lancer. On retourne dans la salle et on part de l’autre côté. Là, on marche dans une très grande galerie. Et comme depuis le départ, le rocher est très propre. Pas de boue ! Un régal. D’autant que les volumes sont impressionnants. Nous arrivons dans une salle plus haute que large ! Magnifique. La suite se fait derrière « une petite porte ». Les parois de calcaires sont vertigineuses. On se croirait au royaume des Nains dans le Seigneur des Anneaux…

Aven Ollivier (28-F)

La suite : un méandre qui se rétrécit et qui se rétrécit encore. Très fin, nous devons nous y glisser, mais après une vingtaines de mètres, nous nous arrêtons devant un puits d’une dizaine de mètre. Il nous manque une corde pour le franchir et atteindre le fond de la cavité actuelle. Beau courant d’air en tout cas, aspirant dans cette partie. Difficile demi-tour et nous prenons le chemin de la sortie, en enlevant cordes et amarrages sur notre passage. Aucun souci à la montée si ce n’est les 2 petits passages étroits où nous raclons bien. Belle visite, belle cavité, idéal pour bien se familiariser avec l’équipement spéléo. Nous retrouvons l’air libre vers 18h, température douce sur l’Audibergue, dans cette jolie forêt et je regagne la côte à la nuit tombée, bien fatigué. Petit trou mais bon effort d’attention à équiper.

Tag(s) : #Spéléo
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