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CR Ultrail Vercors 2014

Samedi 6 septembre 2014 – le réveil sonne et je me réveille pour une fois à 3h15. Pas de frayeur et je monte tranquillement, seul sur la route à Méaudre. Je me garde on ne peut plus prêt du départ : juste derrière la mairie et la salle des fêtes. Nickel. Je me prépare tranquillement dans le noir et sous une nappe de brouillard dans une relative fraicheur (5°C) à près de 1000m d’altitude. Le village s’éveille tranquillement au grès des arrivées des participants au trail solo : 90km et 5000mD+ pour un départ fixé à 5h (le relais duo partira à 6h et le relais à 4 à 7h). J’aime toujours autant cette euphorie d’avant départ. L’ambiance, la nuit, les frontales et la foule. On se réchauffe vite une fois le départ donné. La première partie, jusqu’à Corrençon (km24) est très très roulante. On peut bien courir sur de larges sentiers, entrecoupés de portions plus étroites (sur Bois Barbu et La Loubière).

CR Ultrail Vercors 2014

Le lever de soleil est idyllique, dans les bois, avec des nappes de brume dans les cuvettes. Magique avec ces petits sentiers serpentant entre les hameaux. Je passe à Corrençon en 2h49. C’est pas mal. Je m’alimente bien en vue de la prochaine grosse étape menant à Côte2000 avec l’ascension de la Petite Moucherolle et passage en crête du plateau du Vercors. J’accuse un peu le coup au redémarrage, d’autant qu’il fait à nouveau bien frais à l’ombre de la montagne. On dépasse le golf. Je prends un train tranquille et me sens nettement mieux au moment d’aborder la montée de 800mD+. Il me faudra 1h pour arriver à la Tête de Chaudière (2029m). On passe d’abord dsur un entier à flanc de montagne avant de déboucher hors-piste, dans les éboulis et les lapiaz calcaires. Je me sens bien : c’est mon terrain les montées droites dans la pente. Je veille quand même à ne pas trop forcer et à en garder pour la suite du parcours car derrière, se profile une longue descente, toujours traumatisante pour les cuisses. En crête, nous sommes baignés par les rayons du soleil. Les nuages s’amoncellent sur le versant cuvette de Grenoble et viennent monter pour lécher les crêtes. Magnifique. La ligne de crête est superbe et le plateau du Vercors splendide à l’Ouest : verdure et forêt. On redescend rapidement au Pas de la Balme avant de remonter au toit du jour : la Petite Moucherolle (2047m) où un ravito léger nous attend avant de plonger sur Cote 2000, siège de la seconde étape à mi-course.

CR Ultrail Vercors 2014

La descente est horrible : sur les pistes de ski, dans les pierres. C’est parfois raide, mais je me sens bien alors j’envoie, tout en veillant à ne pas m’abimer (chevilles) ou à chuter car les appuis sont très fuyants. Content d’arriver en moins de 6h à la mi-course, sans encombre pour le moment. Les jambes répondent bien, j’ai bien géré l’alimentation, l’hydratation, mais une grosse portion reste encore à avaler. La portion menant à Lans (environ 15km) est plutôt facile aux dires des bénévoles présents à Cote 2000. Mais, à présent, c’est le soleil qui devient un ennemi en plus. Il tape fort depuis la descente et les passages en sous-bois sont salvateurs pour ne pas faire trop monter la température. Mais rapidement, je ressens une gêne au mollet droit. Petite crampe ? Je bois, prends un comprimé de sporténine. Je décide de souffler un peu pour me préserver et laisser passer cette douleur. Mais rien n’y fait, ça ne passe pas. En montée, je suis très gêné et ne peux pas monter sur la pointe des pieds. En descente, ça tape un peu. Ce n’est pas une crampe… Contracture ? Surement car la pointe reste présente dès que je trottine et parfois même en marchant. Je me rappelle alors qu’après la Cougourde, j’ai ressenti une petite pointe au mollet une bonne dizaines de jours avant la course. Je ne m’arrête pas pour autant en pleine nature comme ça et poursuis vers Lans. C’est un calvaire. Il fait chaud, je n’avance plus et j’ai l’impression que les kilomètres ne passent pas. C’est long, très long. J’arrive enfin au Collet du Furon. Un calvaire. Je ne profite plus. Seul compte d’arriver à Lans pour arrêter la course et surtout ne pas empirer la blessure. J’arrive à peine à courir et les 8 km menant à Lans sont longs comme jamais. Il faut se faire une raison : je ne terminerai pas cette année l’Ultrail du Vercors. Grosse déception ! Je pourrais sans doute essayer d’avancer à mon rythme sur les 20km qui me sépare de Méaudre, mais c’est risqué une déchirure qui pourrait me forcer au repos plus longtemps. Je décide donc de remettre mon dossard au pointage de Lans-en-Vercors (km57) après 8h25 de course. Déçu mais la santé avant tout. Je me repose et mange un morceau avant de me faire rappatrier par les bénévoles vers Méaudre où la douche m’attend ainsi qu’un bon repas. Je ne repars pas illico. Je profite un peu du soleil sur la ligne d’arriver après un bon massage déjà réparateur et idéal pour affronter les 5h de route vers Nice. Je verrais arriver Vittoz, vainqueur du relais duo mixte avec une autre enfant du pays. Et pendant ce temps, les biathlètes s’entrainent toujours sur les spatules à roulette sur les petites routes du Vercors. Je ne connaitrais donc pas cette année le Moucherotte ni la remontée sur la Molière et la longue ligne droite d’Autrans vers Méaudre. Les dernières parties étant très montagneuse avec la montée suicide vers le Moucherotte et les dos d’ânes de la Molière. J’ai hâte de revenir sur cette course pour la finir.

Tag(s) : #Rando'Trail
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