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Lac Blanc (2352m)

Lundi 28 juillet 2014 – au moins, avec tous ces nuages, les nuits ne sont pas trop fraiches. Quelques nuages s’élèvent en ce matin, promettant une belle matinée. Nous sommes rapidement rendus au point de départ, au niveau de Tré-le-Champ (1417m), 750m avant le Col des Montets, sur la commune de Vallorcine. Nous montons dans une belle forêt de mélèzes et entrons rapidement dans la Réserve Naturelle des Aiguilles Rouges que nous aurons le temps (ou pas…) d’observer plus haut. Mais, très vite, entre une trouée de mélèzes, la vue se dégage sur le versant Nord du Mont Blanc. Le On voit d’abord l’Aiguille Verte et le monolithe des Drus, très abrupt. Sous ces 2 sommets, c’est la Mer de Glace que l’on devine, le plus grand glacier de France. Au fond, les Grandes Jorasses, et devant le Mont Blanc, on voit les Aiguilles de Chamonix. Une autre très belle vue sur le massif depuis le versant des Aiguilles Rouges. Chaque moment est propice à l’observation des cimes enneigées.

Lac Blanc (2352m)

Nous passons à proximité de l’Aiguillette d’Argentière, une falaise bien connue de l’escalade, la réserve des Aiguilles étant un lieu avec de nombreux spots. Un chevreau s’exerce à quelques pas d’escalade sous le regard de sa maman, jamais bien loin. Après l’Aiguillette, la partie ludique de la rando débute avec une longue succession d’échelles permettant de gravir plus aisément une barre de granite, pour déboucher en surplomb des Lacs des Chéserys. Mais hélas, les Aiguilles Rouges seront vite happées par des nuages qui viennent se fixer dessus, juste le temps d’en faire une photo et nous sommes nous aussi entourés de nuages qui vont, qui viennent. Pour le moment, la pluie ne menace pas. Nous longeons un premier groupe de lacs (environ 4) et le long du chemin, de nombreux bouquetons broutent l’herbe en toute quiétude, sans se soucier de notre passage, comme si nous faisions partie du décor. Nous passons au pied d’un dernier lac : nous sommes face au verrou du Lac Blanc, niché 200m plus haut. Nous entendons d’ailleurs une cascade se frayant un chemin dans une fissure et apercevons furtivement le refuge du Lac Blanc (2352m). Quelques passages équipés d’échelles et barres au sol pour sécuriser le passage et nous nous retrouvons au niveau de l’exutoire du Lac Blanc, dans la brume, mais celle-ci se disperse assez vite, nous révélant toute l’étendue de ce lac, très beau joyau. Il est en fait composé de 2 parties, avec une étroitures au 1er tiers. Un sentier part sur la droite. Nous le suivons et nous retrouvons en surplomb au-dessus de la plus grosse partie du lac. Nous attendons et la vue se dégage, avec une pointe de soleil.

Lac Blanc (2352m)

Là-haut, c’est le Col du Belvédère (2780m), qu’un sentier escarpé permet de rejoindre, mais un névé (persistant ?) barre encore. Les sommets entourant ce lac flirtent avec les 3000m. Magnifique, tout comme le cône de déjection recueillant l’eau des petits glaciers. Nous faisons le tour complet du Lac Blanc et chaque moment de soleil est un réel plaisir pour les yeux. De retour au niveau du refuge après une heure à flâner, c’est la foule ! Pour le déjeuner. Nous décidons de redescendre au niveau des Lacs des Chéserys, ça sera plus tranquille. Des corbeaux cherchent à voler nos victuailles sous l’œil nonchalant d’un bouquetin. Mais hélas, les Aiguilles Rouges sont toujours invisibles, tout comme les cimes du Mont Blanc. Seules les langues glacières sont encore visibles. Les Bossons le plus au sud, mais plus proche : la Mer de Glace, le glacier d’Argentière et le glacier du Tour. Nous n’emprunterons pas le même itinéraire au retour et allons plonger sur le Col des Montets en suivant le GR du Tour du Mont Blanc. Nous progressons d’abord en corniche avant de basculer dans une pente assez prononcé le long de laquelle nous surprenons encore quelques bouquetins, qui au lieu de fuir, progressent le long du chemin. On a même la chance de les entendre produire le même son que les chèvres. Et quand ils sont surpris, ils sifflent de manière un peu plus aiguë que les chamois. Ce n’est pas tous les jours qu’on a la chance d’entendre ces bruits d’animaux sauvages. Au moment de rejoindre la route au Col des Montets, la pluie commence un peu à tomber, mais pas longtemps. Une belle rando d’une bonne dizaine de kilomètre pour 1000mD+.

Tag(s) : #Rando Alpes
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