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Grand Capelet (2935m)

Vendredi 8 aout 2014 – premier départ depuis le Pont du Countet (1692m) en cette saison estivale. Il y a déjà de nombreuses voitures stationnées. Nous prenons la direction du Pas de l’Arpette via le Vallon d’Empuonrame. Le sentier est taillé entre blocs et racines de mélèzes avec encore de nombreux rhododendrons fleuris. La vue est barrée par un premier verrou et nous passons enfin au soleil vers la cote des 2000m. Là, c’est un peu plus plat pendant quelques temps, pendant la traversée de cette ancienne cuvette. Puis nouveau verrou à faire sauter pour accéder au Pas de l’Arpette (2511m) qui débouche entre le Mont de l’Arpette et la Cime des Verrairiers. Superbe vue : à l’Est, les lacs des merveilles (Lacs Long Sup & Inf, Lac d’Huile et Lac Fourca) ; à l’ouest la Cime de la Valette. Quand on regarde vers le nord, la vue vient buter sur le Mont des Merveilles, très proche. Cette belle montagne composée de pélites qui s’empilent. Le Mont Bégo, citadelle des Merveilles n’est pas très long non plus, en surplomb de la Vallée des Merveilles que l’on devine à peine, uniquement l’amorce sous le Rocher homonyme. Nous descendons quelques mètres sous le Pas de l’Arpette avant de prendre la direction d’un petit collet à droite du Mont des Merveilles. La progression se fait alors hors sentier mais le cheminement reste évident. Nous dépasserons 2 petits bouquetins, pas farouches qui nous regarderont passer. Avant de déboucher sur l’arête du Mt des Merveilles, les derniers mètres sont un peu plus pénible, sans sente, dans des fragments de pélites non consolidés, mais la vue est au rendez-vous : pile dans l’axe du Grand Capelet (2935m). On aperçoit plus bas le Pas des Conques et vers l’est, les Lacs des Conques. En nous retournant vers le Sud, la vue n’est pas mal non plus, sur le Pas de l’Arpette, la Cime du Diable et les Capelet Sup & Inf.

Grand Capelet (2935m)

Mais quelques nuages commencent à s’accumuler. La route est encore longue et nous ne perdons pas de temps pour nous lancer dans la descente vers le Pas des Conques. A partir de cet instant, la progression sera de suivre les cairns, avec en ligne de mire le sommet du Capelet, pour slalomer entre les dalles et passer quelques barres. Nous n’avons pas bien vite, altitude oblige, mais nous arrivons en moins de 3h au sommet, accompagnés par des nuages filants. La vue sera courte et centrée sur le Bégo et le refuge des Merveilles et sur le Lac du Basto et le Mont Ste-Marie. Le reste étant dissimulé par les nuages. Même s’il est midi, nous préférons avancer encore, le temps que la visibilité est bonne. Nous plongeons donc illico sur le versant nord du Capelet toujours guidés par les cairns. En bas de la combe, un chamois nous jauge et reste à brouter son carré d’herbe alors que nous traversons un beau névé pour traverser l’arête du Mufié. Là, au lieu de filer vers la Baisse de Valmasque, nous restons à niveau et partons vers le nord, en direction de la Baisse de l’Autier (2637m). Ce n’est que lorsqu’on arrive en vue de ce passage qui va nous permettre de rejoindre le Lac Autier, que nous stoppons pour manger un morceau. La vue se dégage sur les 3 grands lacs de barrage de la Valmasque (Basto, Noir et Vert). Les 2 Têtes du Basto, sont furtivement visibles tour à tour.

Grand Capelet (2935m)

La Baisse du Lac Autier porte bien son nom, puisqu’environ 400m, nous apercevons la moitié du lac, l’autre moitié étant masquée par les contreforts de la Tête Nord du Basto. Les premièrs mètres seront assez glissant, car très raide. Du sable et petits cailloux non stabilisé, dans un couloir étroit et raide. Pas le droit à l’erreur, puis le couloir s’élargit un peu, mais le terrain reste glissant. Enfin, nous nous retrouvons dans une large combe totalement enneigée entre les Têtes Basto et Mufié. Un énorme névé, presque un glacier du coup. La neige est encore assez dure et ce névé descend jusqu’à 2200m ! Dingue. Quasi jusqu’au lac. Il y a 2 ressauts rocheux à passer et autant de névés dessous. Nous verrons quelques brins de génépi encore un peu juste et entendrons les cris assez forts de marmottes au niveau du lac, que nous devinerons furtivement, sous une belle nappe de brouillard. Pendant la descente vers le torrent de la Gordolasque, nous verrons un champ d’arnica. Impressionnant par le nombre de fleurs ! Puis les belles vasques du torrent, dans le gneiss qui donnent bien envie, mais hélas, le temps couvert n’incite pas à la baignade. Rando assez courte : 11km, pour un bon dénivelé (1380mD+) et une superbe course de 6h45.

Tag(s) : #Rando Alpes
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