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Aiguille Rouge (2545m)

Jeudi 1er mai 2014 – Week-end à Briançon, partie remise après un échec suite à des chutes de neige en novembre dernier. Nous y sommes en 4h10 depuis Nice en remontant la vallée du Var puis en longeant le Verdon et en terminant par remonter la Durance jusqu’à atteindre la plus haute ville de France, à 1200m. Levés assez tôt pour ce jour de fête du travail en contre-haut de la Guisane. Le soleil est à peine levé que nous prenons la direction de Névache, vallée de la Clarée. La vallée d’abord étroite, s’élargie après Plampinet. Nous nous garons au hameau de Roubion, au niveau de la Chapelle des Armes (1610m) quelques kilomètres avant Névache. Nous empruntons alors le GR5, le long du vallon de Roubion. La température est de -3°C, le sol est bien gelé alors que nous remontons le vallon en rive droite. Ce vallon est constitué de dépôts torrentiels : les flancs sont abrupts et les roches instables. Nous nous élevons bien tranquillement dans une forêt de sapins et de mélèzes sur lesquels les premières épines commencent à sortir. Elles sont d’un vert clair et sur certains spécimens, nous pouvons même observer des chatons femelles, ces jolis petits cônes roses. Nous changerons de rives et passons devant une cheminée de fée, puis nous dépassons la cote des 2000m. Le Col des Thures est presque en vue : sur la gauche, derrière la cascade du torrent de Roubion, les Chalets des Thures et la neige qui recouvre le col à partir de 2100m. Nous voyons fuir un animal au loin : est-ce un renard ou un loup ? Il est de petite taille. Nous n’aurons pas la réponse, mais il est probable qu’il s’agisse d’un renard alors qu’une famille chamois occupe les flancs de l’Aiguille Rouge, sommet que nous allons gravir.

Aiguille Rouge (2545m)

Nous montons à flanc, dans un champ de blocs et cailloux qui sont maintenus entre eux par le gel qui ne libère pas encore ces éléments. Nous traversons tant bien que mal un premier névé et arrivons en crêtes. Nous poursuivons l’ascension jusqu’à atteindre le sommet à 2545m : une croix dont les alentours sont couverts d’un névé, mais nous avons pu monter en sec ce joli petit sommet en 1h30. Les derniers mètres avant le sommet de l’Aiguille Rouge se passent dans des blocs de calcaires noirs et dolomies. La vue est splendide sur le Col des Thures (2194m) encore enneigé et son petit lac. Plein nord, les beaux sommets rocheux des Rois Mages, la Pointe Balthazar, la Pointe Melchior et la Pointe Gaspard. Plus loin, une dent sort du paysage, le Grand Seru, non loin duquel on repère le Mont Thabor (3178m). Au sud, un pic rocheux se détache dans le paysage. Il s’agit du Pic de Rochebrune (3320m), à l’est du Col de l’Izoard. Après une petite pause au sommet, nous amorçons la descente et mettrons le temps à profit pour observer la flore. Quelques gentianes printanières, des anémones de styrie, tantôt ouverte tantôt à peine ouverte, et facilement reconnaissables à leurs poils. Le soleil est très agréable à 2000m sur cet pelouse calcaire et la descente encore plus rapide que la montée. Belle vallée que celle de Névache qui offre de beaux panoramas, notamment cette Aiguille Rouge, facilement accessible pour un 1er mai. Quelques 900mD+ pour cette matinée.

Tag(s) : #Rando Alpes
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