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Aven du Lapin

Mercredi 23 avril 2014 – Petite explo en semaine, avec une invitée surprise en ce mercredi soir : la pluie. En effet, un orage venu du moyen pays déborde sur la côte et nous arrose alors que nous nous garons sur la route du Rouret pour aller visiter une petite cavité : l’Aven du Lapin. 2 cordes sont nécessaire, l’une pour le 1er puits de 20m et la seconde pour le dernier puits de 10m. Rien de bien insurmontable, ce qui devrait en plus être une sortie assez rapide. Mise en place de la main courante sous les assauts de moustiques directement sortis de Jurassik Park et on cale à la base du 1er puits, qui se termine par une petite pente d’éboulis vers une étroiture qui cut. Je cherche la suite dans la mauvaise direction : celle-ci est directement à la base du puits et non pas au plus bas de la salle. Ce premier puits est très concrétionné avec de nombreuses racines qui pendent gardant les arbres au frais durant les longs moins de canicule qui sévissent sur le littoral. Ce qui me surprend, c’est la propreté des lieux : ce puits doit être copieusement arrosé lorsqu’il pleut car toute les roches et coulées de calcite sont propre. On se faufile ensuite dans une petite étroiture qui débouche dans une belle salle dont le centre est occupé par un puits qui s’ouvre, par où nous allons devoir descendre pour continuer l’exploration. Mais nous faisons d’abord une visite de cette salle, qui en vaut vraiment le coup : de nombreuses colonnes (et pas de petites), de très belles draperies. Très belle salle. Oh et au terminus de celle-ci, lorsque l’on lève la tête, on découvre une dalle et les bordures de la salle qui témoignent de l’affaissement d’une partie de cette dalle. Un jour, une autre entrée par une doline ?! La première partie du second puits est un peu étroite mais on arrive ensuite à la base de ce puits et là, on rencontre notre amie la boue ! Elle recouvre le calcaire. Celui-ci, ici a été dolomitisé : il est devenu spongieux lorsque cette zone a été remplie par l’eau. Alors que dans certaines cavités, le calcaire reste massif et très blanc et dur. Là, on peut le gratter avec les ongles. Mais là, avec toute cette boue, on s’en met partout : sur les bottes, sur les gants pour progresser et sur le matériel lorsque l’on se faufile dans quelques étroitures qui nous amène au terminus du Lapin. On remonte aussi rapidement que l’on est descendu et on sort sous un ciel étoilé vers 21h30. Belle petite cavité qui, même si elle est petite et peu technique, vaut le détour.

Tag(s) : #Spéléo
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