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Tête de Ruch 2099m

Dimanche 9 mars 2014 – Contraste saisissant avec la journée du samedi passée non loin de la mer, sur la Corniche d’Or de l’Estérel. Le départ de la rando du jour est donné de Méailles, petite commune des Alpes-de-Haute-Provence. -2°C sur le parking sous l’église, malgré le soleil qui donne déjà. Ce qu’on remarque en regardant alentour, c’est l’absence de neige dans la direction que nous allons emprunter. La Tête du Ruch est encore cachée par les crêtes de la Pinée. Et pour cause, la colline est orientée à l’Ouest. Seuls les flancs Est semblent être recouverts de neige à 1100m. Nous accrochons donc les raquettes au sac, en espérant pourvoir les chausser vers 1500m d’altitude. Parfois, dans les passages ombragés, la neige glacée est présente sur le sentier. La pente est assez rude pour un départ, d’autant plus que nous remontons des secteurs dans des marnes : sentiers ravinés. Puis nous atteignons rapidement la foret, ses chênes et ses châtaigniers. Mais la neige est toujours présente de manière aléatoire.

Tête de Ruch 2099m

Puis, enfin, la neige est présente partout autour de nous : une bonne petite couche recouvre le sol. Elle est gelée et nous préférons continuer à progresser vers le sommet les raquettes sur le sac, car la neige porte. Nous arrivons enfin sur la croupe de la Pinée, toujours en forêt. Autour de nous, un chaos de blocs de grès d’Annot. Les châtaigniers et chênes laissent enfin la place aux épicéas et mélèzes. C’est vers 1900m que nous prenons la décision de chausser les raquettes, alors que nous sortons de la forêt, le sommet en vue et une neige plus abondante. Les 200 derniers mètres d’ascension s’effectuent à découvert. La vue commence également à se dégager alentour et l’on distingue sans mal le Puy de Rent et sa longue crête, à l’ouest de Méailles. Le Grand Coyer et son voisin le Petit Coyer apparaissent au Nord. Une hâte : atteindre le sommet et trouver le Mont Saint-Honorat, citadelle du Var. Il est là : avec la Cime de Fourchias, Pierre Grosse juste à côté. On va vers le Sud le long de la crête de la Mélina, prolongé par la Tête de Travers. L’enneigement est très abondant sur tous les sommets du Haut-Var et du Haut Verdon. On échangerait bien quelques pierres contre de la neige pour recouvrir nos pas pendant la descente… Mais que voit-on là ? C’est bien l’Argentera et le Capelet qui filtrent derrière les crêtes de la Mélina. Incroyable. A l’opposé, on distingue même la Montagne de Lure et le Ventoux. Quelle vue dégagée depuis ce belvédère, malgré ses 2099m.

Tête de Ruch 2099m

La descente s’annonce épique : une neige transformée pendant 500m qui nous promet une bonne dose de vitesse et des slaloms incessant entre les arbres de la chataignerais. Nous filons rapidement vers le col d’Argenton où le sentier d’été nous ramène en 1h30 vers Méailles. Un défilé plaisant dans cette partie de la forêt. On traverse enfin un ravin de marne : heureusement, la neige ne recouvre pas la pente. L’arrivée se fait en surplomb de Méailles, éclairé par un soleil plus que printanier. Une très jolie rando mixte, courue dans des conditions printanières : près de 1100mD+ pour 16km. Un coin à découvrir à d’autres époques de l’année. To be continued.

Tag(s) : #Rando Alpes, #Rando Raquettes
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