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Grotte de Pâques (117-C)

Dimanche 23 mars 2014 – une fois n’est pas coutume, rendez-vous pour l’exploration d’une cavité horizontale : la Grotte de Pâques (117-C) sur la commune de Saint-Cézaire-sur-Siagne. C’est surtout l’occasion d’initier quelques personnes au monde souterrain et d’appréhender sans les manipulations de corde, la spéléologie. Depuis le parking, nous dépassons la résurgence de la Foux, qui draine tout le plateau de St-Vallier. Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il y a de l’eau ! Un bruit assourdissant et un débit assez impressionnant. Nous espérons pouvoir avancer dans les galeries de Pâques avant le premier siphon, en pensant aux longues périodes d’intempéries de cet hiver : où en sera le niveau d’eau dans les galeries ? Dès l’entrée, il nous faut se mettre à croupis pour passer entre les mâchoires de la terre et filer vers ses entrailles. Nous n’allons pas pouvoir nous redresser avant d’avoir atteint la salle de minuit, ainsi nommé car elle a été découverte à minuit, lors d’une sortie entre amis en soirée. Mais avant d’y arriver, on devra passer entre des colonnes et des stalactites, dans des méandres où le plafond et très proche du sol. Jamais nous n’avons l’impression d’être à l’étroit car la galerie reste large. Nous passons dans des petites vasques, vides heureusement, ou alors contenant quelques centimètres d’eau et de boue. Cette dernière étant présente en grande quantité autour de nous, au fond de tous les gours, marre et méandres.

Grotte de Pâques (117-C)

Arrivés à la salle de minuit, nous sommes obligés de revoir nos plans : nous devions initialement nous diriger vers la galerie de l’Oiseau mais celle-ci est remplie d’eau. Seule une voute sommitale permet de passer, intégralement immergé, à la nage. Nous prenons donc la direction de la galerie de la Cascade et franchissons un premier petit ressaut qui nous amène en surplomb de la salle de minuit, au-dessus de la rivière. Nous remontons ensuite le long d’un filet d’eau qui, après un nouveau ressaut de calcite, nous amène à une étroiture qui, une fois négocié, nous amène au pied de la fameuse cascade. Nous pouvons atteindre la partie supérieure grâce à des barreaux scellés dans le calcaire, puis après une nouvelle chatière un peu humide, qui ponctue une nouvelle cascade de laquelle coule un peu d’eau, nous arrivons à proximité du siphon barrant la suite de cavité de ce côté-ci. Nous redescendons à la salle de minuit pour manger un bout rapidement et ensuite sortir de la grotte, en empruntant le même itinéraire qu’à l’aller. Ce n’est qu’une promenade de santé, à slalomer entre les gours et colonnes, à se frayer un chemin sur un tapis de boue qui vient redécorer nos combinaisons. Nous sortons, ravis d’avoir initié quelques-uns à la spéléo, tous semblent ravis !

Tag(s) : #Spéléo
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