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Aven du Fourchu (68-V2)

Samedi 15 mars 2014 – Garés entre Gourdon et Caussols le long de la RD12, nous nous équipons sous les rayons du soleil de mars, très agréable. Il ferait presque chaud. Puis nous descendons dans le vallon du Clos d’Aubriac. Une légère sente mène à l’entrée de l’Aven Fourchu (68-V2), marquée par une petite arche en pierre maçonnée. Nous serons 8 à vouloir explorer cette cavité, l’une des cavités présentant l’un des plus grands développements du département. Nous avons pour objectif la visite (l’exploration) du réseau amont. On s’élance à 2, moi en tête pour l’équipement de la cavité. Les collègues restent dehors, à lézarder au soleil, le temps que nous avancions. L’entrée est équipée de barreaux qui nous permettent de descendre les 6 premiers mètres accompagnés de moucherons partout sur les parois. Les barreaux, placés de manière irrégulière nous obligent à utiliser notre corps en opposition et/ou le rocher naturel. Quelques mètres plus loin, un autre petit ressaut de 3m que l’on équipe en light avec une corde de 8mm. Nous mettrons 3 plaquettes, les seules de la journée, car plus bas, nous verrons que la cavité est déjà équipée en fixe. Nous abandonnerons le kit minutieusement préparé en bas du P8, le long duquel d’autres barreaux sont fixés dans l’étroiture du puits.

Aven du Fourchu (68-V2)

Nous nous faufilons ensuite dans une petite chatière et débouchons sur un beau puits de 17m ; nouvelle chatière et c’est le « grand P25 ». A la base de ce puits, s’ouvre le réseau aval que nous visiterons une autre fois. Aujourd’hui, nous emprunterons une lucarne 5m après le début du puits, qui débouche après un petit boyau d’une vingtaine de mètre, sur le réseau amont, dans lequel nous allons évoluer les heures à venir. Nous attendons dans une petite salle le reste du groupe et débutons l’exploration. C’est le mot qu’il convient tant le réseau est paumatoire : de nombreux départ de galerie, qui ne débouchent sur rien la plupart du temps. Un vrai dédale, que même ceux qui y sont déjà venu peine à établir des repère dans ce labyrinthe. Ce qui nous surprend, ce sont les volumes ! A chaque carrefour, rayonnent des galeries et des réseaux montant et descendant qui se finissent pour certains en cul-de-sac. Parfois, nous peinons à trouver le bon cheminement, celui qui mène au lac. Entre de belles galeries, nous sommes parfois obligé de ramper pour passer des chatières, ou, alors que nous nous enfonçons dans un méandre, nous sommes bloqués car la galerie s’arrête. Après un long moment d’hésitation, nous nous arrêtons dans une salle et entendons au loin le mugissement de l’eau. Pas de doute, nous sommes sur la bonne voie et arrivons enfin au-dessus de la rivière, celle qui coule 20m plus bas et celle qui arrose l’amont du réseau amont. Nous mangeons au bord du lac et débutons une bonne ballade de la partie rivière.

Aven du Fourchu (68-V2)

Quel émerveillement une fois encore ! L’eau apporte une vraie valeur ajoutée aux cavités. Un canyon, des roches calcaires acérées et recouverte localement de manganèse noir. Plus loin, ce sont de véritables petites plages de sables blanc déposés en période de crue. C’est un régual. Nous prenons tous plaisir à visiter cette partie, même si l’eau est une fois encore très fraiche lorsqu’elle passe au-desus des bottes. Une autre partie du groupe n’ira pas dans la rivière mais ira rendre hommage au Fourchu : une statuette joliment sculptée dans l’argile. Le retour est rapide car nous n’avons pas à trop chercher notre chemin, juste à faire appel à notre sens de l’orientation. La descente de la rivière est vite avalée, tout comme la remontée à la base des puits dans le réseau amont, malgré quelques étroitures à négocier. Les puits, une formalité car de courte hauteur. Le fourchu est une cavité à visiter, qui ne présente pas de difficulté technique, juste bien repérer son chemin si l’on veut sortir… rapidement.

Tag(s) : #Spéléo
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