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Trail de la Galinette 2014

Dimanche 2 février 2014 – Coup d’envoi de la saison trail 2014 en ce dimanche. Rendez-vous à Cadolive, charmant petit village provençal que je découvre alors que le jour n’est pas encore levé. La météo est très incertaine : pleuvra ? pleuvra pas ? En tout cas, sur la route, j’ai bien ramassé mais en arrivant, la pluie a cessé et le thermomètre affiche 6°C avec un léger vent. Le départ est donné à 8h pour les 300 participants au trail long (les drailles de la Galinette) qui affiche 41km au compteur pour 2300mD+. Le parcours traverse d’abord le village avec une terrible première bosse avec des marches pour rejoindre la partie haute du village avant d’enfin emprunter un sentier qui monte au col de la Figuières d’où nous arrivons au sommet du Mont Julien (645m) avec une vue imparable sur Marseille et sa banlieue. La ville semble si proche : je ne pensais pas que nous nous trouvions si proche de Marseille. Là, on plonge dans un superbe petit vallon, sauvage à souhait (le vallon de Ratier), un beau monotrace qui serpente entre le maquis avec la ville en ligne de mire. On laisse de nombreux vestiges d’occupations du Massif de l’Etoile et du Garlaban sur lesquels la végétation, dont les ronces a repris ses droits. Je rejoinds le 1er ravito en 1h, courru sur un bon rythme. Le sol est à peine glissant : les pluies des jours passés semble ne pas avoir trop détrempé le terrain, mais il faut quand même être vigilent en descente surtout, car des pierres et dalles sont parfois rendues plus glissantes par le passage des autres coureurs.

Trail de la Galinette 2014

Col des Hirondelle puis Col de l’Amandier. On bascule ensuite dans le vallon homonyme. Là, 3km de montée se profilent. Je coince un peu et monte à mon rythme vers le Taoumé (667m) et la Grotte du Grosibou que l’on contourne. Superbe passage avec cette grotte niché sous les falaises. On enchaine ensuite sur une très belle descente dans laquelle j’arrive à bien envoyer malgré les rochers et la boue : on passe ainsi dans le vallon de Précatori. On remonte aussi sec et sans répit vers le Garlaban par le beau vallon de Passe-Temps. On a même le temps d’apercevoir le stade Vélodrome alors que quelques rayons de soleil tentent une percé, faisant miroiter la grande bleue et le massif de Marseilleyvère. Les Iles Frioul apparaissent aussi. Tout autour de nous, ce sont plein de petits canyons qui serpentent entre les sommets. Les plantes aromatiques du maquis embaument nos narines. Ca sent bon la garrigue avec le thym, romarin et la sarriette, alors que les premiers genets commencent leur floraison.

Trail de la Galinette 2014

En remontant, on laisse sur note droite la célèbre Grotte du Plantier, la grotte à Manon des sources ; on voir bien le Pas Garrigue où nous allons déboucher à l’Ouest du Garlaban. La traversée d’un champ de lapiaz n’est pas aisée : les pierres sont bien cachées par la végétation rase. Enfin, on approche du pointage du km25 au sommet du Garlaban (714m) et sa croix. Je ne m’attarde pas car le vent souffle. Toujours Marseille et la Méditerranée et au Nord la Sainte-Victoire dont le sommet est complètement dissimulé par d’énormes nuages. Quelques ravins en face Sud sont d’ailleurs saupoudrés de blancs. Au pied de la montagne : 3ème ravito. Je reprends un peu de force avant de me lancer pour les 16 derniers km du retour vers Cadolive. La suite sera nettement plus rectiligne est moins intéressante, car empruntant des pistes. Avant le Col Tubé, on laisse le Puits du Murier. Le rythme n’est plus le même. Les pas se font lourds alors que les pentes ne sont plus très raides, mais j’avance vaille que vaille entre les anciens pâturages de chèvres. La suite du parcours est aussi nettement plus boueuses sous le couvert végétal en fond de vallon, notament à côté du Domaine Pichauris, ayant servi au tournage des adaptations de Marcel Pagnol. Très vite, nous pourrons identifier dans le paysage le Mont Julien que nous avons escalader plus tôt dans la journée. On sait alors que Cadolive est situé derrière une petite ligne de crêtes. Encore quelques efforts et c’est la bascule. Un beau single mène à l’entrée de Cadolive que nous traversons pour le dernier kilomètre. Content de franchir la ligne d’arrivée du trail de la Galinette en 5h37’. Même si les jambes n’étaient pas au mieux de ce qu’elles peuvent être, je suis content d’avoir pu découvrir cette région du Garlaban en version trail, région que je ne connaissais pas. A peine sur l’A52 que le déluge s’abat à nouveau sur le pare-brise : quelle chance d’avoir pu rester au sec pendant toute la durée de la course.

Tag(s) : #Rando'Trail
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