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Cimes de Juisse et Cime de Piagu

Dimanche 23 février 2014 – C’est avec une joie non dissimulée que se prépare la rando : le soleil est de retour après les courses brumeuses et humides de la semaine dernière. Nous prenons la direction du Boréon où la température à 8h30 est de -4°C ! Il faut vite s’équiper et s’élancer sur la piste nordique pour gagner quelques degrés de température corporelle. Et l’imaginaire se met en marche quand les loups du Parc Alpha se mettent à hurler… Les yeux brillent pour cet anomal invisible et rusé, peuplant les forêts du secteur. Même si on sait que ceux-ci sont captifs, on ne peut que fantasmer sur une rencontre. Nous arrivons rapidement aux Vacheries du Boréon recouverte d’une belle quantité de neige : on ne reconnait plus le parking d’été. C’est là que nous prenons la direction du Pas des Roubines de la Maïris. Heureusement que nous avons eu le temps de nous échauffer sur la piste menant aux vacheries car la transition est plus que brutale : on monte cash sous les sapins, directement dans la pente. On suit globalement le sentier d’été. 400mD+ très raide dans une neige glacée car ici, elle ne prend pas le soleil. On se rapproche d’un vallon, très raide et bien glacé qui a au moins le mérite de nous offrir sur la fière Cougourde qui s’élève plein nord. Elle est entourée du Caïre des Graisses, de l’Agnel et de la Cime de la Malaribe.

Cimes de Juisse et Cime de Piagu

. Ce n’est que très tard que nous sommes enfin baignés des premiers rayons du soleil, lorsque nous arrivons en crête au Pas de la Maïris, derrière les derniers mélèzes. Là, le paysage est déjà superbe depuis les 2106m) ! Pisset, Juisse et Agnellière, ligne de crêtes qui va nous guider la prochaine heure ; Ponset et Neiglier plus au sud ; et derrière nous, la Cime de Piagu, mais nous en reparlerons. Gagner la Cime de Juisse (2580m) est aisé : il suffit de suivre la ligne de crêtes séparant les vallons du Boréon de celui de Fenestre, en passant par la Cime de Pisset. Là, on découvre encore d’autres sommets, comme la Cime du Diable, le Mt Capelet Sup. et le Mt Capelet Inf. La Baisse de Prals et la cime homonyme présente un beau reflet. La neige n’est pas gelée, elle transforme d’ailleurs bien sous les rayons du soleil puissant alors que nous enchainons les montagnes russes.

Cimes de Juisse et Cime de Piagu

Un dernier effort et nous sommes rendu à la Cime de Juisse : MAGNIFIQUE. Quel panorama et quel bonheur d’avoir enfin un beau soleil et de pouvoir sortir un sommet alors que nous repérons 3 ou 4 chamois assis dans la neige sur l’arête remontant à L’Agnellière dont le flanc nord est particulièrement chargé. Derreière l’Agnellière se dégage le Gélas (3143m). En allant vers le nord, on voit la Cime Ouest de Fenestre, la Cime du Lonbard, le Caïre des Graisse, la Cougourde, la Malaribe, l’Agnel et le Caïre de l’Agnel, la Ruine, le Guilié et le Brocan et le Pélago. Le vallon de Salèse semble si loin d’ici, fermé par le Mt St-Sauveur et le Caïre Archas. A peine le temps de se refroidir par la légère brise qu’il nous faut déjà quitter ce lieu d’exception et reprendre nos pas vers la Maïris.

Cimes de Juisse et Cime de Piagu

Nous mancherons peu après le Pas, en direction de la Cime de Piagu qui se dresse fièrement : comment ne pas la gravir à son tour ?! 2 courtes montée suivies de 2 courtes descentes dévoilant un peu mieux le Pointe Giegn, les Caïres du Mercantour et le Rogué que nous voilà déjà au pied de la Cime de Piagu (2338m) gagné en quelques minutes. Nous avons droit à un nouveau point de vue très intéressant. Cette fois, plein ouest, c’est le Pépoiri, le Pétoumier et la Fréma. Autant d’idées pour de futures rando avec le vallon et col de Cerise menant à la Cime du Mercantour, le vallon des Erps et tous les sommets déjà cités. Quelle rando aujourd’hui : 1350mD+, la plus difficile de la saison pour le moment. 12km au pied du Piagu et il reste la descente. Nous parcourrons au total 14km et garderons pour longtemps les images de cette course. La descente, quant à elle sera aussi mémorable à plus d’un titre. Après les paysages à couper le souffle sur les cimes du Mercantour, nous plongeons à la boussole vers le Boréon : une superbe poudreuse nous mène dans la forêt. Un régal. La suite sera nettement moins réjouissante. La pente va commencer à se raidir et la neige à se glacer. Même si la pente est forte, la consistance de la neige nous permet encore de bien descendre, mais rapidement, une fois qu’elle sera glacée, il sera difficile de progresser et la liesse des instants passées semble déjà bien loin. Il faut être très vigilent sur les appuis pour ne pas se tordre les chevilles ou glisser sur la glace, au risque de caler vers les arbres partout présents autour de nous. Nous passerons les crampons par sagesse alors que nous sommes à 70m de la piste nordique. Pas grave, c’est l’occasion de faire un exercice. Nous redescendons du Haut-Boréon la tête chargée d’images après cette belle journée. Vivement la suite…

Tag(s) : #Rando Alpes, #Rando Raquettes
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