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Le Cheiron - Grand Boloss

Dimanche 29 décembre 2013 – De nos jours, dans les Alpes-Maritimes, il est encore des zones où aucune cavité d’envergure n’a été découverte. C’est le cas de la région de la montagne du Cheiron, fière barre calcaire d’environ 20km qui sépare les plateaux côtiers de la vallée de l’Estéron. C’est dans se secteur que se trouve le Grand Boloss : un trou en cours de désobstruction. Présente-il un fort potentiel ? Nous le verrons. Un courant d’air a été décelé dans la montagne, sur le versant sud, en crêtes. Une ouverture pas plus grosse qu’une pièce de 2€ ! Ce qui n’est pas pour effrayer les spéléos, encore moins quelques personnes qui rêvent de trouver un -1000 dans le Cheiron… Le Grand Boloss, situé non loin du vallon de l’Alsacienne n’est pour l’heure d’un trou à -5.5m : un étroit puis d’entrée, bien élargit à coup de pourdre et de sueur, pour évacuer les sauts de pierres et de terre. A environ -5.5m, 2 possibilités gauche vers une faille et vers le courant d’air ou droite sous des blocs. On tente à droite mais les espoirs deviennent rapidement vain. Idem à gauche où la faille ne semble pas mener sur un puits. Le Grand Boloss semble, déjà, avoir livré tous ses secrets… Dommage pour cette tentative ! Mais reste plein de chose à faire sur ce Cheiron. A commencer par le versant nord et ses nombreuses dolines : il y a forcément des cavités : à nous de jouer pour les trouver.

Le Cheiron - Grand Boloss

Nous sommes montés depuis le petit village de Coursegoules, derrière le Col de Vence. Le soleil était au rendez-vous dans ce joli village, mais le passage du vallon de la Foussa, à l’ombre est encore bien frais le matin. Mais s’élever vers la Baisse du Viériou est très agréable, sous ce soleil d’hiver et le ciel bleu azur. La température monte doucement et est fort agréable. La vue est aussi fantastique : d’un côté les Baous de St-Jeannet de la Gaude, de l’autre le plateau de Calern, celui de Cavillore et le Haut-Montet. Entre les 2, le petit village de Coursegoules sur son promontoire. Mais ce n’est rien en comparaison de ce qui nous attent en débouchant à la Baisse : l’arc du Mercantour, du Haut-Verdon à la Roya, dans son intégralité. Splendide ! L’arc est à nouveau bien enneigé et nommer les principaux sommets est un jeu d’enfant : Massif de l’Argentera, Gélas, Malédie, Clapier, Grand Capelet, Bégo et Cime du Diable sont les plus évident. La vue sur la belle crête du Cheiron est également sympathique : une succession de petits mamelons avant les 2 sommets principaux de Jérusalemen et du Cheiron. Nous déambulons quelque temps sur le versant nord, entre les dolines, à la recherche de courant d’air. La tâche serait facilitée par la présence de neige. Mais le moment est à apprécier car la vue est jolie : ce plateau calcaire avec sa végétation rase en hibernation, les dolines et les lapiaz, les crêtes et le Mercantour distant d’une soixantaine de kilomètres. Nous redescendrons vers le village une fois que le soleil aura disparu derrière les plateaux de l’ouest, après un autre spectacle de choix : le coucher de soleil sur les îles d’Hyères, l’Estérel et la baie de Cannes. En hiver, le Cheiron est une destination de choix pour qui veut s’en mettre plein la vue.

Le Mercantour central

Le Mercantour central

Tag(s) : #Spéléo
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