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Aven Cappuccino

Dimanche 15 décembre 2013 – Choix cruel entre une journée spéléo, sous terre et une journée au grand air, à la montagne pour une rando raquettes. La distance grandissante pour accéder aux pentes de poudreuse, j’opte pour une journée spéléo. Rendez-vous à 9h à 1118m, au Col de l’Ecre, sur le plateau de Gourdon. Les premiers rayons de soleil viennent tout juste de baigner le petit parking de soleil et donc de chaleur. La route est humide, voire givrée par endroit. Il reste 30min de marche pour accéder à la doline accueillant l’entrée de l’Aven Cappuccino, 68-L3, sur la commune de Gourdon. Nous nous dirigeons plein Est sur un petit sentier bien marqué. Celui-ci disparait et laisse place à une trace marqué dans la végétation rase de genêts, ronces, aubépines et plantes aromatiques. Nous contournons un vallon par le nord et débouchons sur le petit plateau de la Troubade. 2 bories plus loin, nous fixons notre regard sur 1 beau chêne qui trône en contre-haut d’une petite doline, celle de l’entrée de l’Aven Cappuccino. La vue n’est pas désagréable sur l’Estérel et le golfe de Cannes. Au nord, c’est le plateau de Calern et la Colle de Rougiès. Jolie vue sur la face nord du Plateau de Caussols et le Haut-Montet. Il fait bon, mais nous devons nous résoudre à aller sous terre visiter le réseau -100 de ce gouffre, l’un des plus important des Alpes-Maritimes avec 3000m de développement et une profondeur atteindre de 400m sous la surface. Pendant qu’une première équipe part équiper la cavité, le reste de la troupe finalise sa préparation. Puis un à un, nous descendons le 1er puits, un P18 avec 2 fractionnements. Les premiers mètres sont assez étroit dans une faille, mais rapidement, la seconde partie du puits s’élargie et on touche le sol dans une petite salle où les rayons du soleil ne sont déjà plus qu’un lointain souvenir.

Aven Cappuccino

A la base de ce puits, on s’engage dans un court méandre assez étroit où les épaules frottent et la contorsion de mise. Là, on débouche sur un large puits et une belle verticale à descendre, un P63. Les parois sont couvertes de coulées de calcite et rapidement, nous arrivons à la base de ce puits, par un pendule au-dessus du vide. C’est à ce moment que débute la visite horizontale du réseau -100. S’en suit une succession de petits ressauts à franchir en montant ou à la descente, rapidement avalés. Le méandre fossile s’élargie et les concrétions se font plus nombreuses. Au pied d’un ressaut de 3m, il y a un gour que les premiers ont souillé : c’est une mission que de ne pas se mouiller les pieds. A peine plus loin, on découvre un petit renfoncement occupé par un lac d’une limpidité impressionnante. De belles concrétions marquent l’entrée de ce renfoncement. La suite du méandre est tout aussi large jusqu’à atteindre l’extrémité nord à -108m de profondeur, où sous une petite voute on découvre la traditionnelle crèche, composée de sculptures argileuses les plus excentriques, allant des tours du World Trade Center, à des personnages aux postures suggestives, champignons, crânes et symboles phalliques. Le toit du méandre est particulièrement concrétionné avec de nombreuses jolies draperies, quelques excentriques, et des coulées de calcites qui rayonnent du plafond. Cette salle est superbe, mais il faut penser à remonter, un barbecue nous attends… La remontée dure à peine plus d’une heure, sans encombre et plus facilement que je ne l’aurais pensé pour avaler le P63. La sortie n’a pas été trop dure physiquement, donc la remontée se passe bien. Le Cappuccino est une belle sortie, ponctué par un barbecue conviviale sous le soleil hivernal du plateau de Caussols.

Tag(s) : #Spéléo
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