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Lacs de Peïrefique

Dimanche 21 octobre 2013 – Ce n’est pas parce que nous sommes redescendus un jour plus tôt de la Gordolasque que nous n’allons pas marcher. Direction l’extrémité nord-est du département. On remonte la vallée de la Roya jusqu’à atteindre Castérino, petite station au pied de la vallée des Merveilles. Là, il reste une bonne dizaine de kilomètres de pistes : on traverse le torrent de Castérine jusqu’à atteindre un ensemble de blockhaus au niveau de la Baisse de Peïrefique (2040m). Tout au long de la route, on traverse différent étage de végétation : les feuillis qui commencent à prendre leurs couleurs automnales, puis les châtaigniers au niveau des Mesches et enfin les mélèzes. Là, c’est splendide : un dégradé de couleurs tirant du vert pâle au jaune, en passant par le roux. On remonte le mélézin et ses superbes couleurs. Au niveau de la Baisse de Peïrefique, le flanc nord de la Cime de Bouscaye présente tout un ensemble de mélèzes de différentes tailles, des petits aux imposants rois des alpages. Après quelques centaines de mètres au niveau de la baisse, nous entamons une première ascension, sous la Cime de Gratin. Là, le temps semble clair en altitude, mais un voile de brume vient parfois nous encercler. Sur ce petit sentier qui s’élève dans le mélézin toujours roux, nous apercevons en contre-bas l’ancienne caserne de Peïrefique. A la balise n°372, nous sommes à l’extrémité de la Cime de Barchenzane et nous poursuivons la montée via de multiples petits lacets sur un petit sentier. Le voile de brume semble s’installer durablement, rendant l’observation du paysage alentour réduite. Au niveau de b.378, nous sommes en crête et pouvons observer le vallon de Castérino, sous la couverture nuageuse. Là, légère descente alors que les couleurs des mélèzes sont toujours enchanteuses. Les rhododendrons sont aussi partout, mais avec leurs fleurs complètement cramées. Parfois, on décèle encore quelques myrtilles bien sèches, sur leurs plants. Après une légère descente, de court répit, nous reprenons la montée menant aux lacs, au niveau du cirque d’éboulis des Chappes. Là, le sentier devient plus rocailleux : nous débutons l’ascension du verrou glaciaire des lacs de Peïrefique. Vers 2300m, le sentier se perd dans les éboulis et il faut alors suivre les cairns pour atteindre le 1er lac (2332m). Nous ne le voyons qu’au dernier moment tellement le brouillard qui nous entoure est épais. Quelques instants plus tard, petit miracle : le voile de brume se dissipe et nous pouvons observer à l’ouest la Pointe Peïrefique et au nord-est la Roche de l’Abisse (2755m). L’accalmie est de courte durée, que déjà la brume fait son retour.

Lacs de Peïrefique

Nous continuons notre marche en contournant le lac par l’est, pour atteindre à 2358m, le second lac, lui aussi intégralement entouré d’éboulis. Ce 2ème lac est plus imposant que le 1er, mais le brouillard nous empêche d’en prendre pleinement conscience. Nous mangeons sur un petit mamelon dans l’axe de la trace montant au lac. Nous espérons une éclaircie avant notre départ. Elle ne viendra pas malheureusement. Le temps se refroidira même un peu et les températures passeront même sous les 10°C. C’est dans le brouillard que nous débutons le chemin du retour.

Lacs de Peïrefique

Toujours avec une vue réduite, à notre grand désaroi. Au détour d’un lacet dans les éboulis des Chappes, nous apercevons non loin 2 beaux bouquetins ! Des cornes d’au moins 1m, ils pèsent au bas mot 100kg chacun. Ils ne sont pas troublés par notre présence. Tout juste se contentent-ils de s’éloigner un peu pour brouter l’herbe jaunit. Ces animaux sont majestueux et inspirent le calme. Le retour est rapide jusqu’à la Baisse de Peïrefique. 3h de rando pour 9 petits km et 570mD+. Ces lacs, aux confins de la France, sous la crête frontalière avec l’Italie sont un joli coin, qui doit encore être plus agréable par beau temps. Les couleurs de cet automne sont splendides par ailleurs. Au vu de la brume, nous n’irons pas au Fort de Giaure, que nous ne devions même pas au-delà des nuages. Ce sera pour une autre fois, pour une randonnée ensoleillée vers la Roche de l’Abisse, en crêtes depuis le Col de Tende.

Chatons femelle et mâme d'un mélèze ayant perdu sa couleur verte.

Chatons femelle et mâme d'un mélèze ayant perdu sa couleur verte.

Tag(s) : #Rando Alpes
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